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Posté le 18 juin 2011 dans Adresses, Restos

Un agritourisme en Vallée d’Aoste

Un agritourisme en Vallée d’Aoste

La Vrille à Verrayes (Vallée d’Aoste)

Un agri(œno)tourisme en autarcie

C’est un coin de paradis en face du Grand Paradiso, le sommet tutélaire de la vallée d’Aoste. Luciana et Hervé Danguillaume, quadragénaires revenus à la terre, travaillent presque en autarcie, que ce soit en cuisine ou dans les vignes. L’accueil est chaleureux, dans cette vieille maison de pierre et de bois, restaurée avec bon goût, perchée au hameau de Grandzon (Grangeon), surplombant la vallée.
Il y a dix ans, La Vrille, n’était qu’un «bed and breakfest». Il y a six ans, Luciana s’est mise à cuisinier le soir. Née dans le village voisin, Luciana est une intellectuelle passée, si l’on peut dire, de l’autre côté du fourneau. Elle a étudié la physique à l’Université de Turin, puis le patrimoine local. «En cuisine, j’essaie d’être cohérente, de donner un sens logique aux plats du terroir. Il ne suffit pas de retrouver les vieux goûts, il faut les pratiquer chaque jour, sinon, ils ne seront plus que du folklore et vont finir par tomber à l’eau». Hervé est un passionné en cave — véritable petit bijou, prolongé par un chais creusé dans la montagne. Leurs enfants mettent la main à la pâte : si la «lettreuse», Virginie, 17 ans, passe un ans au Michigan (Etats-Unis), Sylvain, le scientifique, 19 ans, donne un coup de main au service le soir. En plus des parents de Luciana, une jeune diplômée de l’Institut agricole d’Aoste travaille aux champs.
Presque tout ce qui est servi ici vient du domaine. Le vin, bien sûr, cultivé sur cinq parcelles, pour 1,5 hectare. Mais aussi les légumes, les fruits, la viande, comme l’agneau et les brebis, et aussi toute la bassecour, l’oie, le canard, la poule, la pintade et les lapins ! «On se transmet de mère en fille le maïs que je cultive», confie la cuisinière, qui fait pousser depuis peu son blé, d’une ancienne variété, et un chourave de Verrayes, remis au goût du jour.
                                           
L’idée: un domaine viticole de 1,5 ha, complété par un agritourisme (6 chambres)
Le plus: une cuisine authentique, avec des produits du domaine
Le prix: entre 35 et 40 euros par personne, la nuit, et 30 euros le repas du soir pour les hôtes de passage
Et tant qu’on y est: ne pas oublier d’emporter les vins du domaine, le Fumin, rouge local, passé en fûts de chêne, élégant et rustique; le Muscat, en version sèche, très floral et pur, liquoreux dans sa version passerillée ; le Chambave rouge, assemblage de deux anciens cépages locaux, le petit rouge (70%) et le vuillermin (30%).
L’adresse:
La Vrille
Hameau du Grangeon
11020 Verrayes (Vallée d’Aoste)
www.lavrille-agritourisme.com
Paru dans le magazine encore ! (Le Matin-Dimanche), juin 2011.