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Avril et mai de toutes les dégustations

Avril et mai 2018 concentrent un maximum de dégustations pour les vins suisses: en Valais, dans le canton de Vaud (deux manifestations bio), puis dans toute la Suisse, chaque week-end du mois de mai… Le salon DiVinum a plié ses tentes à Morges le 16 avril et Arvinis ouvre les siennes au Centre de Congrès de Montreux le mercredi 25 avril pour six jours (jusqu’au lundi 30) avec un invité d’honneur, les vins de Moldavie. Un pays qui est aujourd’hui le Chili d’il y a trente ans: un grand pourvoyeur de vins bon marché sur la scène internationale: lire notre reportag sur place.

C’est aussi le temps des concours internationaux, Mundus Vini, peu fréquenté par les vins suisses mais massivement par les italiens, les Vinalies internationales de Paris, où les vins suisses en compétition étaient plus nombreux que les italiens (!) et ont empoché 11 médailles d’or, en attendant le Concours Mondial de Bruxelles à Pékin, du 10 au 13 mai, où la Chine, déjà, apparaît au 5ème rang en nombre d’échantillons (485 sur 9180, chiffre record!). Et seule médaille d’or suisse pour un vin… tessinois à Chardonnay-du-Monde.

C’est officiel, Lausanne (on l’avait annoncé ici en scoop mondial!) rejoint le réseau des capitales du vin, au moment où Zurich (autre ville suisse avec un vignoble) est prête à soutenir officiellement le Swiss Wine Tasting (ex-Mémoire & Friends) du 27 août et que la Mémoire des vins suisses tiendra sa dégustation publique, qui a fait une émeute à Sierre en mars, à Bâle, en 2019. Et Swiss Wine Promotion vient de signer un partenariat avec Suisse Tourisme.

On a eu la confirmation de la très petite année 2017 en quantité, où les Valaisans ont moins produit de vins que les Vaudois, pourtant sur 1100 ha de moins. Au total, la Suisse affiche 79 millions de litres. C’est 28% de moins que l’année précédente (même baisse dans le Chianti Classico!). Et surtout plus de 20 millions de litres de moins que la consommation de vin suisse en Suisse, bon an, mal an… Du coup, l’importation des vins étrangers peut repartir de plus belle: Coop et Migros (via Denner) mènent le bal. Au total, les Suisses ont importé près de 170 millions de litres de vins divers en 2017, dont 20 millions de litres de mousseux. Le président de la Fédération suisse des vignerons, le conseiller national Frédéric Borloz, demande que la Confédération reconsidère le contingent douanier et son mode de répartition.

Pas de stocks de vins suisses, donc, et les temps paraissent propices pour ouvrir le chantier du passage des AOC à la suisse aux AOP-IGP eurocompatibles. A en juger par un débat lors d’Agrovina à Martigny, les réticences paraissent nombreuses et le chantier, avec mise en pratique à l’horizon 2022, paraît mal parti… En obligeant les interprofessions à se prendre en charge elle-mêmes, ces nouvelles AOP permettront des recours: un exemple aux portes de Genève. Où la petite appellation Cerdon a obtenu que la Clairette de Die n’existe pas en rosé!

Et puis, des domaines changent de mains, que ce soit à Vétroz ou à Saint-Emilion (avec un clin d’œil à la Suisse!). Dans les sujets actualité, rayon Valais, la petite arvine vieillit-elle mieux que l’ermitage? Réponse dans une page parue dans le magazine encore! — comme ma rubrique, qui parle d’un traminer du Vully. Et d’une surprenante Amigne de Vétroz unique… au monde!

On signale deux salons bios aux Faverges et à Moudon… Mais au fait, ça a un goût, les pesticides dans le vin? C’est ce que prétend un petit livre rouge… explosif!

Cet hiver, j’ai pris le temps d’aller à Vérone, qui fêtait les 50 ans du nom de l’Amarone, la poule aux œufs d’or de la Valpolicella (avec des commentaires de dégustation sur les meilleurs vins!), et aux Anteprime du Chianti Classico, à Florence (commentaires ici).

Bonne lecture et joyeuses Pâques!

Pierre Thomas, journaliste indépendant (d’esprit!).