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Vous dégustez moins? Lisez davantage!

Et pour être fidèle au titre de cette chronique, intéressez-vous au livre (en français!) étonnant de Jean-Baptiste Ancelot, Wine Explorers. Une approche originale et ludique de la planète vins, à travers des reportages dans plus de 80 pays! J’ai aussi lu pour vous trois ouvrages récents sur les femmes et le vin et le vin «nature»… mais rien n’interdit que vous les commandiez par Internet, s’ils vous intéressent!

Que sera le résultat commercial du marché du vin 2020? Le confinement en Suisse, Italie et France a des effets catastrophiques sur la consommation des vins, indique la France à mi-mai. Croulant sous les stocks, des régions italiennes, espagnoles et françaises se demandent s’il ne serait pas nécessaire de distiller une partie des stocks, de les éliminer «physiquement», ou alors de vendanger en vert de façon drastique voire de ne pas vendanger du tout… La Fédération suisse des vignerons a édicté tout un catalogue de mesures souhaitées, y compris la distillation pour des solutions hydroalcooliques et le déclassement de vins AOC en vins de table… Le Conseil fédéral a mis à disposition 10 millions de francs pour cette dernière mesure et demande aux cantons qui veulent obtenir cette aide d’abaisser les quotas de 200 grammes/m2 pour la vendange 2020 (1,2 kg pour le blanc, 1 kg pour le rouge). La situation sur le front du vin paraît très compliquée, à fin mai! Et c’est même la panique à bord qui est annoncée sur le marché suisse, avec l’achat massif de vins européens à vil prix par les gros importateurs…

Les chiffres de consommation pour 2019 ne sont pas catastrophiques: je les ai résumés ici, mais aussi pour le site les5duvin, où mes amis belges et québécois (de Bruxelles), dûment masqués, Marco et Daniel, ont très généreusement commenté des vins de jeunes vignerons «sauvageons suisses»… Un chiffre à retenir: la part de la consommation des vins suisses passe à 37%.

C’est fait: la coopérative valaisanne Provins a été transformée en SA contrôlée par le géant des coopératives agricoles suisses, le groupe coopératif Fenaco, mais restera une SA valaisanne. Et pour la sauver des eaux troubles financières, a choisi comme directeur, celui de la source Aproz (appartenant aux coopératives Migros), Michel Charbonnet, authentique Valaisan.

Nous voilà confinés à produire du «storytelling», ce que les journalistes ont fait de tout temps, comme M. Jourdain, de la prose sans le savoir… Pour le site francophone (et même anglophone sur les bords…) «les 5 du vin», j’ai complété et illustré un scénario bien rôdé de Raoul Cruchon sur le Servagnin de Morges, qui joue les Arlésiennes en ce début avril…

Mon dernier reportage publié raconte la «success story» des Crozes-Hermitage, qui se réjouissaient d’accueillir des visiteurs à fin avril — un nouveau salon annulé avant de démarrer…

Dernière revue de presse du magazine encore! et ma chronique «Bonne bouche»: en février sur un super riesling X sylvaner argovien et en mars sur le meilleur vin des Sélections du Valais, une humagne rouge de Leytron. Et, en avril, un vin «pur nature», répondant aux critères sévères du nouveau cahier des charges des «vins nature» suisses.

Toujours des nouvelles intéressantes, comme cette reprise d’un grand domaine dans les Côtes-de-l’Orbe et Bonvillars par un couple de jeunes Français passionnés.

Et ma première dégustation «post confinement» de 60 vins nature suisses, en deux temps, au bar à vins le Kavo, à Vevey.

Bonne lecture, santé et conservation!

Pierre Thomas ©thomasvino.chtrusted journalist