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Contre la crise, de la promo!

 

Une grosse année 2018 suivant de petites années (2015 et 2017) ont suffi pour emmener la Suisse vitivinicole dans une spirale infernale: abandon de parts de marché, fléchissement de la consommation, augmentation des stocks, déstocke à vil prix avant vendange… Dès ce mois d’octobre 2019) et jusqu’à fin 2020, la grande distribution (GD) multipliera les initiatives pour mieux faire connaître les vins suisses, en les identifiant, en les faisant déguster, etc., dans des opérations pilotées par Swiss Wine Promotion. Plusieurs millions y seront consacrés. Il suffirait de deux bouteilles, sur les quarante bouteilles que les Suisses et les touristes consomment par année, pour revenir à un équilibre entre vins suisses (36,6%) et vins étrangers (63,4 %). Mais pas question de «fermer les frontières», ne serait-ce qu’un petit peu… Explications ici.

Tandis que certains (Vaudois et Genevois) vont marcher sur Berne, pour la reprise des activités politiques au Palais fédéral, lundi 2 décembre, de jeunes Valaisans lancent une opération «de charme»: adresser une bouteille à destination des parlementaires… En Valais, le modèle de la coopérative qui prend en charge intégralement la vendange de ses coopérateurs vacille: mais comment est né Provins Valais? Et puis, ces trois derniers millésimes ont donné des vins de grande qualité — et c’est aussi le paradoxe: excellente qualité, mais baisse de la consommation! — par exemple pour les Etoiles du Valais 2019. Une (autre) coopérative, La Cave de La Côte, à Tolochenaz (VD), a été sacrée «meilleure cave de l’année». Son excellent œnologue, Rodrigo Banto, aura attendu 15 millésimes pour obtenir le titre suprême, avec son équipe. Résultats détaillés et commentaires de tous les vins nominés ici.

Sait-on, à propos, que la Suisse occupe le 10ème rang des pays viticole où la surface du vignoble (moins de 15’000 ha) est la plus importante par rapport au reste du territoire? C’est Suisse Tourisme qui l’affirme. Ni la notoriété internationale des vins suisses, ni l’exportation, toujours balbutiante (à 1% et des bribes…), traduisent cette réalité physique! Et le 20ème rang pour la production, en baisse de 6% (en réalité plus près de 10%), selon les chiffres de l’OIV, qui annonce du — 10% pour la planète et — 15% pour l’Union européenne. Ces vendanges 2019 sont moins «juteuses» que les 2018, en raison de la baisse des quotas en Valais et dans le canton de Vaud.

Et puis, sujet à la mode, où en sont la viticulture et le vin bio en Suisse? Lire ici le dossier paru en décembre dans encore! du Matin-Dimanche, magazine «lifestyle» dans lequel je tiens une rubrique régulière — la dernière, ici, sur le Cercle des vignerons de Peissy (GE).

Ici et là, au coup par coup, en Suisse, en Chine, en Grèce, je déguste: lire ici quelques commentaires sur mes plus récentes découvertes ou confirmations. Et puis, un modeste hommage à la Bourgogne pour le blog des https://les5duvin.wordpress.com, créé par des confrères et amis que je croise dans le vaste monde des concours et autres visites de vignobles… Une chronique autour des 60 ans du domaine Méo-Camuzet et les 25 ans du magazine «Bourgogne Aujourd’hui». Et une autre sur les rares vins blancs de Crozes-Hermitage.

Retour aussi sur quelques voyages. En mai: la Sicile et la Catalogne,  j’ai brossé une comparaison — osée! — de ces deux régions. L’histoire ancienne me donne raison: durant quatre siècles, Sicile et Catalogne étaient réunies sous la Couronne d’Aragon… Et le reportage détaillé sur les vins de l’Etna, avec les notes de dégustation de mes vin préférés. Et, tout aussi détaillé, le reportage sur le Priorat, qui revendique de devenir la Bourgogne ibérique Et puis, je suis allé voir du côté d’Orvieto comment les vins blancs secs italiens résistent (ou pas…) au succès du Prosecco. Enfin, voici mon plus récent reportage sur la Chine: le Ningxia a décidé d’attaquer le «grand marché». Chinois, bien sûr, mais aussi international!

Bonne lecture!

Pierre Thomas ©thomasvino.chtrusted journalist