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A fond les papilles!

Avant de partir en Toscane et en Ombrie pour une série de dégustations des nouveaux millésimes mis sur le marché, et qui varient d’une DOCG à l’autre, nous avons débuté très fort l’année 2017. D’abord, en dégustant sur place des bordeaux 2014 mis en bouteilles. Le résultat des courses en deux temps: dans un fichier, les crus classés 1855 de la rive gauche, puis, après une dégustation de crus classés, à Genève, nos Saint-Emilion préférés, avec les sauternes et les graves blancs.

Nous étions aussi à Vérone pour déguster les Amarone du millésime climatiquement clivé qu’est 2013, avant un 2014 proprement catastrophique (l’exact inverse de Bordeaux, soit dit en passant). Et nous reparlerons ici même des enjeux qui se posent à la «poule aux œufs d’or» de la Vénétie.

Le 6 février, Berne a publié son projet d’ordonnance sur le vin soumis à consultation durant le printemps. Rappelons qu’il y a trois ans, l’«affaire Giroud» (et d’autres) avaient révélé des dysfonctionnements graves à tous les étages du contrôle des vins en Suisse, que nous avions résumés pour le magazine L’Hebdo. Et dont l’éditeur Ringier-Axel Springer a annoncé le 23 janvier 2017, la cessation de parution le 2 février, après 35 ans — on y avait écrit parfois et publié la plus grande partie d’un hors-série, «Les 100 meilleures caves de Suisse romande» (automne 2013).

Sur le papier, cette réforme d’un contrôle des vins étendu à tous les producteurs de Suisse, grands et petits, frappe fort et juste.

Avec le millésime 2016, personne ne mourra pas de soif! Il y aura abondance de vin vaudois — 30 millions de litres contre 21 millions en 2015. L’occasion de mettre à jour la liste des 1ers Grands Crus vaudois agréés en 2016. Mais aussi 7,5% de vin valaisan en plus par rapport à la «moyenne décennale», soit 52 millions de kilos de raisin, rouge à raison de 3/5 et blanc à 2/5. Selon un communiqué de l’Etat du Valais, les vins sont frais, élégants et fins, mais peu structurés. On devrait aussi s’attendre à une assez grande disparité dans les vins, compte tenu des rendements! Les Genevois affichent même du + 18,8%, soit la plus grosse vendange de ces 15 dernières années, avec 2000 (11,4 millions de litres contre 13 il y a 15 ans). Mais ils ne s’en plaignent pas, dans la mesure où ce quasi record permettra de compenser la faible récolte 2015…

Et puis, on peut élargir nos horizons, tourner nos yeux vers la Chine: en octobre, près de Pékin, nous avons dégusté une sélection des meilleurs vins de ce futur grand du vin — en consommation et en production. Il y manquait Ao Yun, dégusté à Lausanne début décembre, le vin produit dans la région mythique de Shangri-La par LVMH. En attendant notre reportage dans la Préfecture de Yamanachi, à la poursuite du cépage koshu, le chasselas du Japon.

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Pierre Thomas, journaliste libre.

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