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Posté le 18 juin 2013 dans Vins suisses

Deux financiers pour sortir Provins du mauvais pas

Deux financiers pour sortir Provins du mauvais pas

La coopérative Provins-Valais, une des plus grandes entreprises de vins suisses — avec la galaxie valdo-valaisanne Schenk —, a musclé son conseil d’administration, avec la nomination, le 13 juin 2013, de deux Valaisans venus du monde de la finance.

A 46 ans, le nouveau président, Pierre-Alain Grichting, posède un curriculum vitae original: tour à tour boucher (et maître-boucher), puis 12 ans au service de la direction de Coop-Valais, puis Berne, ensuite à l’UBS dès 2006, avec le titre de directeur régional pour le Valais, avant de rejoindre une entreprise familiale sierroise au début de cette année. Léonard Perraudin, 45 ans, au service d’une autre entreprise familiale, fut directeur financier de Téléverbier durant dix ans (1996-2006). Il est comptable, expert en finance et controlling. Les deux nouveaux membres du conseil d’administration remplacent Ambroise Briguet et Pascal Clivaz.

De g. à dr., Léonard Perraudin, le nouveau président Jean-Pierre Grichting et le directeur général depuis 2001, Roland Vergères, 56 ans.

De g. à dr., Léonard Perraudin, le nouveau président Jean-Pierre Grichting et le directeur général depuis 2001, Roland Vergères, 56 ans.

Le nouveau président dit «aimer les défis» : il est servi ! Car des bruits divers, et farfelus selon Provins, ont secoué le landerneau vitivinicole valaisan ces derniers mois. Dans un communiqué de presse, la coopérative reconnaît que l’exercice 2012 a été «ardu». Son chiffre d’affaires a reculé de 7%, sous les 60 millions de francs (58,5 mios).

Les limites de récolte, décidées par l’Interprofession de la vigne et du vin du Valais «n’ont pas suffi à enrayer la tendace à la baisse des prix de la vendange». Et Provins a dû prendre «des mesures impopulaires — mais nécessaires— en adapatant le prix de la vendange des cépages de base (fendant, gamay, pinot noir) par rapport aux possibilités de commercialisation». Par contre, des prix ont été arrêtés pour les spécialités.

La coopérative rappelle que, pour la première fois de l’Histoire, en 2012, la consommation des vins suisses est passée sous la barre des 100 millions de litres, à 97 millions (soit moins 3,5% par rapport à 2011). Dans les années 1990, la consommation de vins suisses en Suisse était encore de 130 millions de litres.

Selon le communiqué, le début 2013 est «positif, avec une progression de 2,5% par rapport à 2012». Baume sur le cœur des provinistes, leur entreprise a été sacrée «cave coopérative suisse de l’année 2013» par le magazine Vinum (parmi 17 candidates). Comme quoi, «yes, we can», Goliath peut battre David…

©thomasvino.ch