Vins suisses bios : une première pour le Valais !
La jeune œnologue Sandrine Caloz, 30 ans, à la tête d’un domaine de 6 ha en reconversion bio dès 2017, à Miège (VS), remporte le titre de «vigneron(ne) bio suisse de l’année» 2019. C’est la première fois qu’un producteur(trice) valaisan s’impose dans la 6ème édition de ce concours organisé par Bio Suisse, Bio Vino et le magazine Vinum.
Outre ce titre, qui récompense une membre des «Junge Schweiz – Neue Winzer», le concours, dont le jury a jugé à Froideville (VD) 280 vins de 62 producteurs, couronne des vins dans dix catégories. Toutes n’ont pas le même poids ! Ainsi, la jeune Valaisanne l’emporte avec sa Petite Arvine Les Clives 2018, dans la catégorie des «cépages blancs traditionnels», la plus revêtue, avec 63 échantillons, devant un muscat sec 2018 du Genevois Bertrand Favre, Domaine de Miolan, à Choulex et un pinot gris 2017 du domaine Stoll, à Osterfingen, canton de Schaffhouse.
Les Suisses alémaniques étaient les mieux représentés, avec 110 vins, devant les Trois-Lacs, 59 vins, Vaud, 49 vins et Valais, 42 vins. La compétition a tourné au net avantage des Romands, à l’exception d’un des plus grands et plus anciens domaines bios de Suisse, des Thurgoviens Roland et Karin Lenz, à Uesslingen, «vignerons bio de l’année 2018», imbattables dans les cépages rouges résistants (cabernet bio barrique 2018, Cal 1-28 2018 et Léon Millot 2018 aux trois premières places !).
Les Neuchâtelois en force
En pinot noir, deuxième catégorie la plus importante en nombre d’échantillons (46), c’est le Vullierain Javet & Javet, également membre des «Junge Schweiz – Neue Winzer», qui s’impose, avec le Aime Terre 2018, devant le 2017 du Domaine de Montmollin à Auvernier (NE) et le barrique 2017 des Thurgoviens Lenz, également forts dans les cépages traditionnels… Dans les cépages rouges traditionnels (autres que le pinot… 30 vins), un autre authentique pionnier du bio, le Neuchâtelois Christian Rossel, de Hauterive, coiffe avec un Gamaret 2018 le Cornalin 2018 de la championne Sandrine Caloz, et, encore une fois, les Lenz, avec un merlot 2017. Et c’est un assemblage à dominante merlot (avec de la syrah et du gamaret), déjà médaille d’or au Mondial du Merlot, le Nez Noir 2017 (bio en reconversion) des Domaines Rouvinez, qui s’impose, devant le Malbec-Merlot 2018 du Domaine de La Boillattaz, de Hammel (nouveau membre de Lavaux vins bio).
Les Neuchâtelois (plus de 20% du vignoble en bio!) sont en force toujours, avec la 1èreplace en rosé, avec l’œil-de-perdrix 2018 du Domaine de Montmollin (devant le rosé Réserve 2018 du Château d’Eclépens (VD) et en vins doux (21 vins), avec le Dolc’inelle 2018 du Domaine des Coccinelles, premier domaine bio de Suisse, à Saint-Aubin (NE), devant une malvoisie flétrie 2017 de Sandrine Caloz et un Auvernier flétri 2016 de la Maison Carrée, à Auvernier (NE), qui fut le «vigneron bio de l’année 2016» (également 3èmedes rosés, avec sa Perdrix blanche 2017).
Trois titres pour le pionnier vaudois La Capitaine
Trois titres, enfin, pour le Domaine de La Capitaine, Reynald Parmelin, à Begnins (VD), en «assemblages blancs» avec la Cuvée Noble Blanche 2018 (chardonnay et pinots gris et blanc), en «cépages blancs résistants» avec le Johanniter 2018, plusieurs fois couronné meilleur bio du Grand Prix du Vin Suisse, et, enfin, avec un «muscat sans sulfites 2017», victorieux du prix spécial «vin naturel».
Et le chasselas ? Eh bien, aucune des 37 médailles d’or pour le délicat cépage blanc romand… Le Domaine des Faverges à Saint-Saphorin, Lavaux vins bio, remporte le trophée de la catégorie (devant 34 autres chasselas) avec la Réserve du Conseil d’Etat (fribourgeois) 2017, devant le premier chasselas bio 2018 de La Cave de La Côte à Tolochenaz (VD) et l’Or du temps blanc 2018 de Javet & Javet, dans le Vully. A noter que les médailles d’or s’obtenaient dès 89 points sur 100.
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