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Posté le 31 janvier 2008 dans Gastro

Lausanne met le cap sur Pékin 2008

Lausanne met le cap sur Pékin 2008

Gastronomie chinoise
Lausanne met le cap sur Pékin 2008
La très officielle «capitale olympique» met le cap sur Pékin, où se dérouleront les JO d’été. Avec un double événement : un festival de gastronomie chinoise à Dorigny et la réouverture du Musée olympique à Ouchy.
Pierre Thomas
Sur le campus de l’Université de Lausanne, à Dorigny, cela fait vingt ans que le cuisinier Nino Cananiello organise un «Festival de gastronomie chinoise». Son premier répondant fut Li Gang, aujourd’hui chef titulaire de l’Ecole de gestion hôtelière de Pékin. Un homme très médiatisé, qui fait la une des magazines chez lui et revient pour la sixième fois à Lausanne. Accessible au public, le festival se tient du 29 janvier au 16 février. Le moment n’est pas choisi par hasard : il encadre le Nouvel An chinois. Le 6 février — à 17 h., heure suisse et minuit à Pékin —, on passera de l’année du cochon à celle du rat, selon le calendrier lunaire.
Trois semaines de cuisine authentique
Durant trois semaines, du mardi au samedi, un menu, à chaque fois différent, est servi le soir à Dorigny. Au début, ce festival drainait jusqu’à 900 Romands alléchés par la découverte. «L’offre s’étant élargie», explique le patron des restaurants de l’UNIL (à la tête d’une équipe de cent personnes, qui sert 3'000 repas par jour), «on gravite autour des 600 couverts. Les gens s’imaginent que la vraie cuisine chinoise est celle des restaurants d’ici qui se prétendent tels, mais qui, trop souvent, ont adapté leurs recettes aux goûts de Hong-Kong, puis aux nôtres…». Mais Nino Cananiello, qui s’est rendu à Pékin par le passé, compte bien sur la réputation à la fois de la cuisine pékinoise et le renom des chefs invités pour faire le plein… Car Li Gang a fait venir trois de ses anciens élèves, Zhang Bao, Wang Yuezki et Zhang Yuje.
Si le chef apprêtera notamment des pâtes fraîches — qui sont filées et non coupées au couteau : les maîtres queux chinois ont amené avec eux cinq kilos de farine riche en amidon, en plus d’épices introuvables sous nos latitudes —, et ses propres recettes, comme la «chair de crevettes cristalline» ou les exquises «boulettes de poisson». Riz, pâtes et soupes se retrouvent à la fin du repas, où ils sont appelés «pour caler l’estomac» en chinois, témoigne Gérald Béroud, spécialiste des affaires avec la Chine, à la tête de SinOptic. Il soutient le festival, comme l’Association Vaud-Shaanxi, qui promeut les échanges culturels, scientifiques, industriels et économiques.
Des raviolis au Musée olympique
Aussi virtuose soit-elle, la cuisine chinoise, certes, n’est pas une discipline olympique. Il n’empêche, elle est un étendard de la République Populaire. Et le Musée olympique, pour sa réouverture après rénovation, notamment de son restaurant, a mis au programme trois ateliers de fabrication de raviolis chinois, avec deux des émules de Li Gang, les 8, 9 et 10 février, et dégustations publiques du 6 au 13 février. Durant les Jeux olympiques de Pékin, du 8 au 24 août, deux chefs — aux noms pas encore connus — viendront faire la cuisine tous les jours au Restaurant du Musée olympique. Car c’est bien connu, l’amitié entre les peuples, fussent-ils sportifs, passe par l’estomac!
*Menus du Festival de gastronomie chinoise sur www.sinoptic.ch et réservations au 021 692 26 88