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Posté le 11 décembre 2009 dans Grand Jury 24 Heures

Assemblages rouges: les Vaudois chauds devant

Assemblages rouges: les Vaudois chauds devant

Grand Jury de 24 Heures

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La dernière session du Grand Jury de 24 Heures: le jury dans le hall du Beau-Rivage Palace à Lausanne, de g. à dr., Alain Gruaz, Marco Grognuz, Samuel Boissy, Tony Decarpentrie, Jàrôme Aké Béda, Rodrigo Banto, Christian Dénériaz et Fabio Penta.
©edipresse/Photo Patrick Martin/tiré du site Internet de 24 Heures

Assemblages rouges:
les Vaudois chauds devant

Dernière étape du Grand Jury 24 Heures, au Beau-Rivage Palace, avec les assemblages rouges. Les vins suisses s’imposent. Une fois de plus !

Par Pierre Thomas
(dossier paru dans 24 Heures du 12 décembre 2009)

Mais qu’est-ce qu’un assemblage? Dès qu’il y a deux cépages, il y a assemblage. La doctrine œnologique enseigne qu’un tel vin ne se justifie, gustativement, que si la somme des qualités du mélange dépasse celles de chaque cépage pris séparément. L’assemblage est moins révélateur du terroir que du talent du vinificateur. S’y ajoute l’artifice de l’élevage en barriques… Et le chef œnologue du groupe Schenk, Alain Gruaz, confiait, à l’issue de la finale, que l’origine d’aucun des vins n’était identifiable.

Du meilleur marché au plus luxueux

A ce jeu polyphonique, où l’assemblage est au vin ce que la symphonie est à la musique classique, les Vaudois, certes les plus nombreux sur la ligne de départ (45), se sont distingués avec 6 vins dans les 8 premiers. Mais ils ont dû laisser échapper les deux premières places. Le vainqueur du jour est loin d’être un inconnu : Michel Boven est une des valeurs sûres de Chamoson (il fut le premier «vigneron suisse de l’année» en 2004). Depuis trois ans, il produit un vin à base de syrah, d’humagne, de merlot et de diolinoir, élevé en cuve et non en barriques. Et c’est avec ce Vent d’Or 2008, un des flacons les moins cher qu’il s’impose. A l’autre bout, le Follissimo 2006, — à 85 francs la bouteille, mazette ! — imaginé par le «vigneron suisse de l’année» 2007, le Salquenard Diego Mathier : palette complète des cépages, y compris une goutte de pinot noir, élevage luxuriant de près de deux ans en barriques neuves, mais jugé «too much» !

Une prime à la fraîcheur

Même s’ils sont battus par deux Valaisans (le second, Gilbert Devayes, de Leytron, de la même génération que Michel Boven, est en progrès dans toute sa gamme), les Vaudois savent jouer dans le registre de la fraîcheur. Dans tout concours, le vin doit être apprécié pour ce qu’il est au moment de la dégustation. Pour les œnologues, l’exercice va de soi ; il est quotidien dans leur cave. Pour les sommeliers, il rejoint une exigence économique : rares sont les auberges qui peuvent se payer le luxe d’acheter aujourd’hui pour servir dans dix ans. Les vins équilibrés, prêts à boire dans leur jeunesse, sont avantagés et le résultat de cette dégustation le démontre.
Premier vaudois, un vin d’un domaine de Hammel SA. Sous l’impulsion de Charles Rolaz, copropriétaire, la maison rolloise a entamé une politique de réencépagement qualitatif depuis quinze ans. Aujourd’hui, l’œnologue Fabio Penta signe sept assemblages, tiré à 35’000 bouteilles par an, un volume considérable. Le vin le plus ambitieux, la Cuvée Charles-Auguste, créée il y a dix ans, n’était pas en lice. Mais le «petit dernier», Anthologie 2006, du Clos du Châtelard sur Villeneuve, vient d’arriver sur le marché: à base de cabernets, franc et sauvignon, de syrah, de gamaret et de merlot, passé seize mois en barriques (pas neuves), affiné ensuite six mois en cuve et maintenu six autres mois en bouteilles, il décroche le bronze.

Le merlot se multiplie

Son vinificateur, Fabio Penta, constate que le merlot dispose d’un grand potentiel dans le vignoble vaudois. Plusieurs régions l’ont choisi comme second cépage rouge dans les vinifications d’essai qui prolongent l’étude des terroirs. Hormis au Tessin, où il est planté sur 900 hectares depuis plus d’un siècle, il s’est multiplié par 17 en Valais (85 ha) et par 10 dans le vignoble vaudois (30 ha) entre 1999 et 2008. Pas étonnant qu’il fasse une «bonne bouteille» au Domaine de la Doye, chez les frères Dutruy, à Coppet. Ces jeunes ambitieux l’ont assemblé à parité avec le diolinoir. Voilà un autre cépage, bien de chez nous celui-là, issu de la fécondation du Rouge de Diolly (en réalité le Robin noir de la Drôme) par le Pinot noir, développé à Changins, en 1970. Seul, le diolinoir manque parfois de complexité, mais avec le merlot, il scelle, ici, un bel alliage.

Coup de chaleur sur les rouges

On retrouve les rejetons les plus célèbres de Changins, le gamaret et le garanoir, croisements jumeaux du gamay avec le reichensteiner, dans les trois vins suivants. D’abord, au sixième rang (ex æquo), en binôme, avec le Pierre-de-Lune du jeune Aiglon Alain Emery, qui s’est hissé cette année en finale du Grand Prix du Vin Suisse. Ensuite, le gamaret avec du cabernet franc et du merlot dans le Distinguo 2007 signé Rodrigo Banto, chez Uvavins. Enfin, au cinquième rang, gamaret et garanoir avec, originalité, du malbec — le cépage du Sud-Ouest français qui mûrit si bien en Argentine — dans un beau vin de Martial Neyroud, vigneron à Chardonne et à Blonay (dont 1807 est le numéro postal). «Il y a quarante ans, quel utopiste aurait imaginé que le merlot, la syrah, le cabernet sauvignon voire le malbec puisse donner d’excellents vins rouges vaudois ?», interroge Fabio Penta. En 1990, des producteurs vaudois regrettaient que dans le pinot-gamay, on ne puisse plus mettre plus de 8% de vin de Navarre… Depuis, l’effet de serre et le changement climatique sont passés par l’arc lémanique. Ils autorisent presque toutes les audaces pour le plus grand plaisir des dégustateurs.

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Fabio Penta, Jérôme Aké, Samuel Boissy et Christian Dénériaz en pleine action…
©edipresse/Photo Patrick Martin/tiré du site Internet de 24 Heures
 

Le Grand Jury 24 Heures

Apothéose pour la dernière session du Grand Jury 24 Heures : 29 assemblages rouges de 2008, 56 de 2007 et 14 de 2006, soit 99 vins (!) ont été appréciés par le jury.
Dans un premier temps, deux tablées se sont réparti les vins : l’une dédiée aux seuls 2007, l’autre au 2008, puis au 2006. Tri impitoyable : un seul vin de chacune des 12 séries accédait à la finale. Dans une deuxième phase, l’ensemble du jury a redégusté et commenté ces douze finalistes. Etaient de la partie, les œnologues Alain Gruaz (Schenk SA à Rolle), Rodrigo Banto (Uvavins à Tolochenaz), Fabio Penta (Hammel SA, à Rolle), le vigneron-encaveur Marco Grognuz, de Villeneuve (VD), les deux sommeliers du Beau-Rivage Palace, Tony Decarpentrie et son adjoint, Samuel Boissy, Jérôme Aké Béda, de l’Auberge de l’Onde à Saint-Saphorin et Christian Dénériaz, héraut de la Confrérie du Guillon.
Le tableau ci-contre mentionne dix vins, dont trois ex-aequo à la huitième place. Deux vins (de 2007) sont restés sur le carreau: le Clos de Los Siete, du pied des Andes argentines, un vin à dominante malbec du fameux œnologue bordelais Michel Rolland, seul rescapé étranger avec le Château de Ciffre 2007 (majorité syrah, classé 8ème), et le Volcan du Chêne, des Frères Philippoz, de Leytron (VS).
Les 36 vins les mieux classés (les trois premiers de chaque série) figurent sur le site internet de 24 Heures et toutes les sessions du Grand Jury sont en ligne sur www.thomasvino.com.
 

Palmarès
Deux assemblages valaisans
devancent six vaudois

1er) 16,3 sur 20
Vent d’Or 2008, Michel Boven, Cave Ardévaz, Chamoson (VS), 17,50 fr., www.cave-ardevaz.ch

«Distingué, excellent: un vin de Noël à mettre sous le sapin» (Dénériaz) ; «L’élégance du nez, fruité et profond à la fois, se retrouve en bouche. J’aime la délicatesse de ce vin !» (Decarpentrie) ; «Très bel équilibre entre richesse et tanins» (Grognuz) ; «Vin élégant, d’une bonne structure, tout en harmonie» (Gruaz) ; «Très joli vin, frais et complexe, parfait sur une caille aux airelles» (Boissy).

2) 16/20
Farandole 2007, Gilbert Devayes, Leytron (VS), 25 fr., www.cavedereve.ch, Pierre Muller

«Nez très ouvert, sur les fruits rouges ; bonne structure et belle longueur» (Grognuz) ; «Expressif — coriandre et cacao — long et élégant» (Penta) ; «Nez de foin et de fruits rouges, souple, épicé et fin» (Banto) ; «Belle expression de fruits, avec une superbe vinosité et persistance racée» (Dénériaz) ; «Attaque puissante et belle longueur, idéal sur une pièce de bœuf grillée» (Boissy).

3) 15,7/20
Anthologie 2006, Clos du Châtelard, AOC Villeneuve, Hammel SA, 20.80 fr., www.hammel.ch

«Notes épicées ; belle attaque, mais un peu court en bouche» (Penta) ; «Attaque grasse ; vin charnu, flatteur, chaud en finale» (Gruaz) ; «Nez gourmand ; attaque fruitée, ciselée ; finale longue, un peu sécharde» (Aké) ; «Attaque sur du velours ; manque un peu de fraîcheur et finale sèche» (Decarpentrie) ; «Nez épicé ; joli vin, mais boisé marqué qui sèche en finale. Sur des côtelettes d’agneau.» (Boissy).

4) 15,5/20
Merlot-Diolinoir 2008, (les deux cépages, 50-50), Domaine de la Doye, AOC Coppet, 17,50 fr., www.lesfreresdutruy.ch

«Attaque acidulée ; tanins fins ; finale gourmande : avec un coquelet grillé» (Aké) ; «Un vin onctueux, élégant, avec une très belle structure » (Gruaz) ; «Un vin aux couleurs automnales, d’une agréable souplesse, mais manquant un peu de consistance» (Decarpentrie) ; «Nez un peu fermé, mais belle complexité. Un vin avec un très beau potentiel!» (Grognuz) ; «Un vin bien travaillé, frais à l’attaque et avec une finale un peu sèche. Sur une salade de gésiers» (Boissy).

5) 15,3/20
1807 Rouge 2007, malbec, gamaret, garanoir, AOC Montreux, Martial Neyroud, Blonay, 24 fr., www.domainesneyroud.ch

«Nez très plaisant ; en bouche, équilibre et finesse» (Decarpentrie) ; «Attaque fraîche, acidité fine et belle structure ; friand et équilibré» (Grognuz) ; «Notes de cassis, de mûres ; attaque vive, sur le sureau ; finale soyeuse et un brin sauvage» (Gruaz). «Nez sur la résine de pin ; bouche ronde avec des tanins fins, mais un peu court» (Aké) ; «Nez complexe ; vin complet et fin, avec des tanins un peu secs. Avec un tournedos au poivre» (Boissy).

6 ex aequo) 15,2/20
Distinguo 2007, AOC La Côte, Cave Cidis SA, Morges, 23,50 fr. (action), www.cidis.ch

«Fruité, minéral ; souple, avec des arômes de noix de coco ; enrobé et long, élégant» (Banto) ; «Notes boisées, belle complexité, attaque ronde, mais le boisé déséquilibre le vin» (Dénériaz) ; «Note fumée et complexe ; rond et souple ; finale un peu courte» (Penta) ; «Le boisé cache le fruit : le maquillage est trop important, dommage !» (Decarpentrie) ; «Belle souplesse, avec une longueur moyenne, sur une escalope de veau» (Boissy).

6 ex aequo)
Pierre-de-Lune 2007, Gamaret-Garanoir, Aigle AOC, Alain Emery, 24 fr., www.cave-emery.ch

«Attaque puissante ; un vin concentré aux tanins fermes et à la belle longueur» (Grognuz) ; «Attaque épicée ; évolution sur des notes florales, bouche gourmande et finale sur le cassis» (Aké) ; «Notes de fruits noirs et poivrées ; attaque charnue, onctueux, charnu, avec une belle longueur» (Gruaz) ; «Suave, presque douceâtre ; équilibré, mais manque d’ambition» (Dénériaz) ; «Nuance de cuir ; attaque fraîche, souple ; vin puissant et épicé, parfait sur un steack d’autruche» (Boissy).

8 ex aequo) 15 pts
4 Domaines 2008 (pinot noir, gamay, gamaret, garanoir), Bolle & Cie, Morges, 13,50 fr., www.bolle.ch

«Nez discret, mais épanoui ; attaque chaleureuse ; un vin rond aux tanins soyeux, qui s’exprime dans sa simplicité» (Gruaz) ; «Nez d’eucalyptus ; vin jeune, tonique ; un peu fugace » (Dénériaz) ; «Nez pur, de fruits mûrs; attaque souple ; un vin équilibré, malgré une pointe d’amertume finale» (Grognuz) ; «Nez épicé; souple, riche ; fruité et puissant, avec un peu de sucrosité» (Banto) ; «Attaque souple ; vin bien construit, frais, à servir sur un carpaccio de bœuf» (Boissy).

8 ex æquo)
Château de Ciffre 2007, syrah (70%), grenache (20%) et mourvèdre (10%) Faugères (Languedoc/France), N. et M. Lorgeril, 29,90 fr., www.obrist.ch

«Nez de fruits confits et mûrs ; souple, riche, long ; chaud en finale» (Banto) ; «Nez ample, de torréfaction et de chocolat ; un vin tout en puissance» (Gruaz) ; «Note de porto au nez ; vin confit, bien balancé entre le bois, les fruits et la sucrosité ; dommage que la finale soit alcooleuse…» (Decarpentrie) ; «Note boisée ; complexe et riche, mais pointe de végétal en finale» (Penta) ; «De la structure dès l’attaque, long et ferme, mais tanins collants» (Grognuz).

8 ex æquo
Follissimo 2006, syrah, cabernet sauvignon, merlot, pinot noir, humagne rouge, 21 mois de barriques Diego Mathier, Salgesch, 85 fr., www.nouveau-salquenen.ch

«Nez de fraise et de framboise ; attaque ronde et évolution sur le boisé» (Aké) ; «Nez fruité, vanillé, épicé ; attaque souple ; long, équilibré ; finale sur l’alcool» (Banto) ; «Boisé dominant, au nez comme en bouche, finale sèche» (Grognuz) ; «Trop de bois, maturité du fruit trop poussée ; tanins fins, mais manque d’acidité et de complexité ; un vin fatigant !» (Decarpentrie). «Nez boisé et épicé ; vin puissant, à la finale tannique enrobée. A servir sur un gibier, comme une entrecôte de cerf» (Boissy).

Les 36 meilleurs assemblages rouges

2007 (56 vins)
1ère série
1) Château de Ciffre 2007, Faugères, N & M. de Lorgeril, par Obrist SA, Vevey
(Qualifié pour la finale)
2) L’Amandier Rouge 2007, cab. sauv., diolinoir, syrah, gamay, 21 mois de fût (24 fr.), Alexandre Delétraz, Cave des Amandiers, Fully (VS)
3) L’Esprit de Genève 2007, AOC Genève, gamay 50%, gamaret 45%, galotta 5%, Domaine des Graves, Nicolas Cadoux, Athénaz (GE)

2ème série
1) Clos de los Siete 2007, Michel Rolland, majorité malbec, Mendoza (Arg), par Moevenpick, Crissier
(Qualifié pour la finale)
2) Cuvée Unique 2007, Gamaret, Plant-Robert, garanoir, gamay, AOC La Côte, Bolle & Cie, Morges (VD)
3) Cuvée Louis 2007, Saint-Saphorin AOC, pinot, merlot, syrah, Louis-Philippe Bovard, Cully (VD)

3ème série
1) Distinguo 2007, AOC La Côte, Caves Cidis S.A., Morges
(Qualifié pour la finale)
2) Dariolo 2007, AOC Valais, Philippe Darioli, Martigny
3) Les Dioscures 2007, gamaret-garanoir, Bolle & Cie, Morges (VD)

4ème série
1) Farandole 2007, Gilbert Devayes, Leytron (VS), Cave de Reverolle, Pierre Muller
(Qualifié pour la finale)
2) K, Erich Scheiblhofer, Andau 2007, zweigelt-blaufrank.-merlot, par Moevenpick, Crissier
3) L’Esprit de Genève 2007, AOC Genève, 50% gamay, 50% gamaret, Christophe Guyot, Bernex (GE)

5ème série
1) Pierre-de-Lune 2007, Gamaret-Garanoir, Alain Emery, Aigle AOC (VD)
(Qualifié pour la finale)
2) Mas des Montagnes 2007, Côtes du Roussillon Villages, N & M. de Lorgeril, par Obrist SA, Vevey
3) Domaine de Marcelin 2007, assemblage cabernet, 35% gamaret, 35% garanoir, 30% cabernet franc, Cave de Reverolle, Pierre Muller

6ème série
1) 1807 Rouge 2007, AOC Montreux, Martial Neyroud, Blonay (VD)
(Qualifié pour la finale)
2) Le Pont des Soupirs 2007, (contre-étiquette !), cab sauvignon + franc, gamaret, merlot, 12 mois en barriques, Domaine du Paradis, Satigny (GE)
3) Sélection 2007, Haute-Cour, AOC Mont-sur-Rolle, Luc Pellet, Mont-sur-Rolle (VD)

7ème série
1) Volcan du Chêne 2007, Les frères Philippoz, AOC Leytron (VS)
(Qualifié pour la finale)
2) Sextuor 2007, Domaine de Crochet, merlot, cab sauv, franc, syrah, PN, gamay, ni colé, ni filtré, Michel Rolaz, propriétaire, Rolle
3) Terre des Anges 2007, Château Paradis, syrah-grenache-cab sauv, AOC Coteaux d’Aix en Provence, par Moevenpick, Crissier

2008 (29)
1ère série

1)Cuvée Vent d’Or 2008, Cave Ardévaz, Michel Boven, Chamoson (VS)
(Qualifié pour la finale)
2) Cuvée du Troisième Millénaire 2008, humagne, merlot, cab, diolinoir, Cave St-Pierre, Chamoson (VS)
3) AS de Cœur 2008, gamaret, garanoir, pinot noir, Cave de Jolimont SA (Schenk)

2ème série
1) Merlot Diolinoir 2008, Domaine de la Doye, AOC Coppet, Les frères Dutruy (VD)
(Qualifié pour la finale)
2) Gamaret gourmand 2008, AOC Bonvillars, Cave des viticulteurs de Bonvillars (VD)
3) Magie Noire 2008, garanoir, gamaret, PN, Cave du Prieuré, Cormondrèche (NE)

3ème série
1) 4 Domaines 2008, PN, gamay, gamaret, garanoir, Bolle, Morges
(Qualifié pour la finale)
2) Les Romaines 2008, pinot noir, gamaret, garanoir, AOC Nyon, Christian et Julien Dutruy, Founex (VD)
3) Triumvirat 2008, Cordonier & Lamon (Benjamin Bonjour), Flanthey (VS), 20% syrah, 20% syrah fût de chêne, 20% diolinoir, 20% diolinoir en fût, 20% cabernet sauv.

2006 (14)
1ère série

1) Anthologie 2006, cab. franc et sauv., merlot, syrah, gamaret, élevé en barriques, ni collé, ni filtré, Clos du Châtelard, AOC Villeneuve, Hammel SA
(Qualifié pour la finale)
2) Anwilka 2006, Stellenbosch (Bruno Prats, Hubert de Boüard, Lowell Jooste/Klein Constantia), Afrique du Sud, Cave de Reverolle, Pierre Muller
3) Clos Corbassières 2006, pinot Valais, syrah, cabernet sauvignon, cornalin, humagne, Provins Valais

2ème  série
1) Follissimo 2006, Diego Mathier, Salgesch (VS)
(Qualifié pour la finale)
2) Domaine de l’Ovaille 2006, Deladoey Fils, AOC Yvorne, par Moevenpick, Crissier
3) Malbec-Merlot 2006, Grillette, Domaine de Cressier, vin de pays (NE)

©www.thomasvino.com