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Posté le 12 décembre 2009 dans Actus - News

L’interprofession des vins suisses n’est pas pour demain

L’interprofession des vins suisses n’est pas pour demain

Interprofession de la vigne
et des vins suisses (IVVS)

Séance constitutive renvoyée

Lundi 14 décembre, à Berne, l’Interprofession de la vigne et des vins suisses devait être portée sur les fonts baptismaux. La séance a été renvoyée «sine die». L’Interprofession de la vigne et du vin du Valais (IVV) a, en effet, fait savoir qu’elle ne soutient pas le projet plusieurs fois modifié, à la suite d’une large consultation des milieux intéressés, courant de l’été 2009.
Les Valaisans n’ont, à ce jour, pas communiqué officiellement sur leur refus de soutenir le nouveau projet. Ils s’en tiennent, en matière de structure commune, à Swiss Wine Promotion, présidé par le Valaisan Jacques-Alphonse Orsat, une émanation des offices régionaux de promotion du vin, association qui a sa propre personnalité juridique.
Dans divers milieux, le débat a fait rage sur les buts et le contenu de la «nouvelle» interprofession, chargée de prendre le relais de la première, mise en veilleuse après la faillite de Swiss Wine Communication. La juxtaposition des interprofessions régionales et des associations nationales de la production et du commerce a été vivement discutée. Certains se contenteraient, aujourd’hui, d’une sorte d’«amicale» sans pouvoir réel des interprofessions régionales, où les deux familles (production et commerce) sont déjà représentées.
Côté valaisan, les vignerons avaient déjà quitté la Fédération suisse (FSV), il y a plusieurs mois, pour cause de divergences. Le conseiller national neuchâtelois Laurent Favre, président de la FSV, espéraient faire revenir les Valaisans dans le giron national au printemps. Sous le coup du refus de l’IVV, les autres partenaires ont décidé de remettre l’ouvrage sur le métier et d’aller de l’avant d’ici mai 2010. Même si constituer un organisme national sans le principal canton viticole suisse paraît hasardeux, certains acteurs l’envisagent tout de même, rappelant que le Valais ne représente qu’un tiers du vignoble suisse (5’000 des 15’000 hectares). Cet hiver et ce printemps, les tractations devraient se poursuivre…
©thomasvino.com/121209