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Posté le 27 février 2013 dans Vins suisses

Le premier Dézaley 1er Grand Cru

Le premier Dézaley 1er Grand Cru

Vin vaudois

Un Dézaley «premier» 1er Grand Cru

On le savait déjà: les «nouveaux» 1ers Grands Crus vaudois ne seront que 15 en 2012, du moins si les 12 promus de l’an passé repassent avec le millésime 2012. Des trois nouveaux, on connaissait le Château de La Bâtie, à Vinzel (La Côte), vinifié par Uvavins, et le Domaine du Burignon, de la Ville de Lausanne, à Saint-Saphorin (Lavaux). Il en manquait un : ce sera un premier Dézaley, celui du Domaine Christophe Chappuis, En Bons Voisins, à Rivaz, fils de Vincent, ancien syndic et cheville ouvrière du Vinorama.
Par Pierre Thomas
dez_gueniettaz.jpg L’information est «top secret», mais elle filtrait du volumineux recueil du contrôle de la vendange 2012, publié par l’Office cantonal de la viticulture et de la promotion. Sous 1er Grand Cru figurent 1600 litres de chasselas du Dézaley, affichant le plus haut titre en degrés Oechslé (85). Cette cuvée représente moins de 1% des 1er Grands Crus 2012 qui, eux-mêmes, pèsent pour 1% de toute la récolte vaudoise en chasselas.
La moitié des 1ers GC à Mont-sur-Rolle
Près de la moitié des 1er Grands Crus proviennent de Mont-sur-Rolle (99’500 litres), devant Yvorne (27’000 litres), Féchy (24’000 litres), Vinzel (18’700 litres) et Saint-Saphorin (13’250 litres). Rappel : ces 1ers Grands Crus ne sont acceptés que sur dossier technique, dégustation probatoire de plusieurs millésimes, puis de chaque millésime, où leur classement peut être remis en question chaque année…
Jusqu’ici, aucun rouge n’a passé le cap de ces épreuves préliminaires ; les cépages pinot noir et gamay devraient être élargis au gamaret et au merlot, par le Conseil d’Etat vaudois.
On attend aussi du gouvernement une modification redonnant au Dézaley et au Calamin le titre légal de Grand Cru, certifié par une AOC adhoc ; ces vins ne pourraient être ni ouillés, ni coupés, et récoltés à 71 degrés Oechslé, comme aujourd’hui. Leur déclassement interviendrait en «lieu de production» (Puidoux et Epesses) et, sous la barre des 69°, en AOC Lavaux générique.
Le «mirage de la grande pyramide»
Telle est la pyramide voulue par la législation vaudoise de 2009. En 2012, elle a de nouveau donné lieu à un mirage statistique : le chasselas a beau être le cépage qui, avec une moyenne de 75,68° Oechslé, est le moins riche en sucre des 56 cépages vaudois recensés (contre 94° au pinot noir par exemple), pas moins de 77% de la vendange vaudoise a atteint les degrés, variant d’un lieu de production à l’autre (entre 69 et 71°), pour être classés Grands Crus, contre seulement 21% en AOC régionale, 1% en 1er Grand Cru et moins d’1% en vins de classe 2 et 3, sur un total avoisinant les 20 millions de litres de chasselas. Mais cette classification ne tient pas compte des assemblages finals réellement commercialisés, d’où le «mirage de la grande pyramide».
68,88% de chasselas vaudois
Très exactement, ces 19’626’456 litres de chasselas représentent plus des deux tiers de la vendange vaudoise (68,87%), contre moins de 19% (18,96%) pour le pinot noir et le gamay, 8,3% de spécialités rouges et 3,87% de spécialités blanches. En surface, le chasselas ne représente «que» 60,88% du vignoble, pour 13,15% de pinot noir, 10,64% de gamay et un peu plus de 15% que se répartissent les 53 autres cépages (ou groupes de cépages) répertoriés dans le vignoble vaudois.
©thomasvino.ch