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Posté le 9 novembre 2006 dans Tendance

Vins suisses — Guide des vins suisses 2006 – 2007: le point de vue de l’éditeur

Vins suisses — Guide des vins suisses 2006 – 2007: le point de vue de l’éditeur

Vins suisses — Concours et guide
Gastronomia, tête de cuvée
Mardi 7 novembre 2006, sur le coup de midi, le palmarès du troisième Concours national des vins suisses sera dévoilé dans le cadre du salon, en même temps que la deuxième édition du Guide des vins suisses. Interview du Sierrois Dominique Rouvinez, co-président de VINEA et responsable du projet.

Il y a deux ans, un premier guide était sorti de presse. Quels changements pour cette nouvelle édition ?
DR — Le projet bénéficie d’un nouvel éditeur, Ringier Romandie, qui a pris le parti d’améliorer sensiblement la lisibilité et la présentation. Chacune des six régions de production (Valais, Vaud, Genève, Neuchâtel et les Trois-Lacs, Tessin et Suisse alémanique) bénéficie d’une nouvelle mise en valeur, agrémentée de cartes géographiques pour mieux situer le vignoble.
Mais, en deux ans, le paysage viticole suisse n’a guère changé. Les producteurs sont-ils différents ?
DR — Dès le départ, on savait que, parmi les trois mille caves, petites ou grandes, recensées en Suisse, il y en a six cents qui trouveraient place dans le guide, selon une répartition selon l’importance de la surface viticole. 90% de ces mêmes caves sont à nouveau décrites, avec leurs vins et leurs coordonnées. Mais comme, pour la Suisse romande, l’auteur a changé, les textes sont différents… Et le guide s’appuie davantage sur les résultats du troisième Concours national des vins.
Le Concours est donc indissociable du Guide ?
DR — Il l’était, mais les régions de production ont demandé à VINEA de l’organiser également en 2005, alors que le guide ne paraît que tous les deux ans. Cette année, les meilleurs vins sont clairement désignés à la page des producteurs qui les ont élaborés et recensés dans un récapitulatif.
Ce Concours est-il représentatif de la production nationale ?
DR — Une présélection par région a permis de sortir les meilleurs sur près de 3300 vins principalement de 2005 pour les blancs et de 2004 pour les rouges, provenant de 644 producteurs de tout le pays. Près de mille vins, 927 exactement, ont été qualifiés pour la finale nationale, jugée cet été à Sierre, selon le système mis en place par VINEA, qui a l’habitude d’organiser ce genre de compétition, à l’instar du Mondial du Pinot Noir, en plus de la dégustation des vins valaisans dans la rue, à Sierre, le premier week-end de septembre. Au final, 100 vins exactement ont obtenu une médaille d’or. Ils ont été notés 90 points et plus par les jurés. Et il y a 435 médailles d’argent.
Les vainqueurs ne figurent que dans le Guide ?
DR — Non, les meilleurs producteurs des vins de chacune des neuf catégories seront présents à Gastronomia, le mardi 7 novembre. On y couronnera aussi le producteur du vin qui a obtenu le meilleur pointage… Le palmarès du Concours sera dévoilé ce jour-là et le guide sera en vente dès le lendemain.
Parlons chiffres : quel budget, quel tirage et quel prix ?
DR — Les travaux préparatoires ont été budgétisés 400'000 francs, y compris le Concours national. Ensuite, Ringier Romandie a pris le risque d’éditer le guide qui sera vendu 35 francs au public. Cette année, 6'000 exemplaires en français, d’une part, et autant en allemand, seront disponibles, ainsi que, pour la première fois, 2000 exemplaires en italien. La première édition, en 2004, avait été tirée à 7000 exemplaires en allemand et 3500 exemplaires en français. Ces derniers ont rapidement été épuisés, puisque les producteurs romands en avaient acheté…
Les meilleurs producteurs de vin sont-ils tous dans le Guide ?
DR — Chaque région a été chargée de convaincre les vignerons, y compris les vedettes connues. Mais chaque producteur était libre de participer. Partant, certains vignerons n’ont pas voulu adhérer à la démarche. Il n’empêche que ce guide est un projet fédérateur de promotion des ventes des vins suisses, reconnu comme tel par la Confédération.
Propos recueillis par Pierre Thomas pour le Magazine de Gastronomia