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Consommation du vin en Suisse Seuil «historiquement bas» en 2014 - thomasvino
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Posted on 21 avril 2015 in Vins suisses

Consommation du vin en Suisse  Seuil «historiquement bas» en 2014

Consommation du vin en Suisse
Seuil «historiquement bas» en 2014

Après une embellie due à l’augmentation inexplicable de la consommation des vins vaudois en 2013, une nouvelle baisse de la consommation des vins a été enregistrée en Suisse. A 266 millions de litres, elle s’établit à un niveau «historiquement bas», affirme l’Office fédéral de l’agriculture, qui centralise les chiffres des cantons et des instances de contrôles. Comme en 2012, la consommation des vins suisses est passée sous la barre des 100 millions de litres (98 mios). Revue de détail.

Par Pierre Thomas

En 2013, les chiffres publiés par Berne indiquaient une consommation de 273 mios de litres et en 2014, 266 mios de litres (soit un recul de 7 mios de litres, 2,5% en rouge et 1,7% en blanc).

Pour les vins suisses, le creux de 2012 n’a pas été atteint : il était de 97 mios de litres, contre 98 en 2014. La baisse par rapport à 2013 est toutefois de 8%. Le recul est plus marqué pour le rouge (– 5 mios) que pour le blanc (– 4 mios), de sorte que la Suisse, statistiquement, a bu davantage de blanc indigène que de rouge en 2014, alors que 58% du vignoble est planté en rouge.

Dans le marché, la part des vins suisses n’est que de 37% (soit – 2,4%), répartis entre des vins blancs indigènes qui représentent 56% du marché (soit – 3,6%) et des vins rouges à 27% (soit – 1,9%).

Importations en légère hausse

En importation, le contingent tarifaire n’a pas été épuisé. 160 mios de litres ont été importés (+ 2,6%), soit 6,5 mios de plus, dont 5,3 mios de blancs, dont les importations ont progressé de 8,2% (pour un total de 32 mios de litres).

Les importations de rouge ont légèrement fléchi de 0,2% à 128 mios de litres.

L’Italie reste le pays d’où la Suisse importe le plus de vins, à 72 mios de litres (+ 4,9%) et l’écart se creuse avec la France (40 mios de litres, en diminution de 3,5%), alors que l’Espagne (35 mios de litres, + 18,7%) se rapproche et que le Portugal pointe à 10 mios de litres (+ 16%).

La Suisse confirme qu’elle importe des vins d’Europe (par exemple, l’Afrique du Sud chute de 28,4% à 8 mios de litres).

Vendange 2014

Un chiffre est plutôt rassurant : la vendange suisse de 2014, avec 93,4 millions de litres, reste en-deça de la consommation. Après la petite année 2013, la récolte a certes augmenté de 11,3%, mais elle reste plus faible de 12,4% à la moyenne des années 2009 à 2012. En raison de la mouche «drosofilia suzukii», le rouge, rosé compris, ne représente que 52% de la vendange (pour 58% de la surface cultivée en rouge).

Une surface viticole stable

En 2014, le vignoble suisse couvrait 14’835 ha (- 48 ha par rapport à 2013). Le pinot noir reste le cépage le plus cultivé, sur 4’261 ha (en recul de 1%), devant le chasselas, sur 3’885 ha (en recul de 2%), devant le gamay, sur 1’382 ha (en recul de 3%), tandis que le merlot est stable à 1’085 ha (moins 1 ha).

L’énigme vaudoise de 2013

Comme le canton de Vaud l’indiquait lui-même, mais avec d’autres chiffres, le vin vaudois a atteint son chiffre historique de la plus basse consommation, pour la 1ère fois sous les 25 mios de litres, à 24,8 mios de litres, soit 0,6 mios de moins qu’en 2012, plus mauvais résultat jusqu’ici.

La consommation de blanc (18,3 mios de litres) est légèrement inférieure, de 90’000 litres, à 2012, mais reste au-dessus de la récolte 2014 (17,6 mios). Celle de rouges et de rosés a chuté de 2,6 mios de litres, à 6,5 mios, soit moins que la production de 2014 (7 mios de litres).

Aucune explication officielle, à Berne, sur l’embellie vaudoise de 2013, qui avait créé l’illusion d’une augmentation de la consommation suisse. Peut-être faut-il la trouver dans le déclassement des vins AOC. Les vins AOC représentent, selon l’OFAG, 95% de la production suisse. Mais quand les vins sont déclassés en «vin de pays» ou en «vin de table», ils sont réputés «consommés»… En 2013, ce sont principalement des vins vaudois qui ont bénéficié du déclassement fédéral pour alléger les stocks : 1,7 mios de litres, dont 1,5 mio de blanc, contre 800’000 litres de vins genevois et 500’000 litres de vins valaisans. Onze caves ont déclassé un peu plus de 3 mios de litres avec 4,6 mios de francs de subvention (pour un total voté par le biais du budget de la Confédération de 10 mios de francs ; le solde a été reversé à la caisse fédérale).

Le Valais : consommation régulière

Plus grand canton viticole de Suisse, le Valais voit sa consommation rejoindre celle de 2011, à nouveau au-dessus de 39 mios de litres, alors que 2012 et 2013 avaient été légèrement en retrait. La consommation des blancs, à 17,8 mios de litres, se situe nettement au-dessus de la production 2014, de 13,8 mios de litres, encore plus basse que 2013 (14 mios). Pour les rouges, la consommation de 21,4 mios de litres est légèrement supérieure à la production 2014 (20,8 mios).

©thomasvino.ch