Pages Menu
Categories Menu

Posted on 24 octobre 2019 in Vins suisses

GPVS 2019: les champions suisses notés et commentés

GPVS 2019: les champions suisses notés et commentés

Les vins du Grand Prix du Vin Suisse, redégustés à Sierre, par un comité, en août. Les trois premières places sont celles de la finale du GPVS, dont le palmarès a été dévoilé le jeudi 24 octobre au Casino à Berne, lors du toujours attendu «gala des vins suisses». Mes notes, qui n’engagent que moi (mais qui ont compté dans la moyenne finale !) apparaissent après les commentaires. La Cave de La Côte (ex-Uvavins), à Tolochenaz (VD), remporte le titre convoité de «cave suisse de l’année 2019», face à 543 concurrents petits ou grands. Derrière Provins-Valais, qui a remporté ce titre deux fois, la vaudoise est la deuxième plus grande cave coopérative de Suisse. Quant au prix Bio, il revient à… la «cave bio de l’année» (dans le concours dédié à ces vins), soit à Sandrine Caloz et ses parents à Miège (VS), grâce à une malvoisie 2017.

L’équipe de la Cave de La Côte, désignée «cave de l’année 2019», de droite à gauche, le directeur Julien Hoefliger, l’oenologue en chef Rodrigo Banto et l’oenologue Fabien Coucet. © Olivier Maire

Chasselas

La surprise, c’était d’avoir cinq vins vaudois dans cette finale, et un Vully, à demi-vaudois ! Le résultat montre que la Cave de La Côte réussit le doublé, avec deux vins de sa gamme «Esprit de Terroir», et pose ainsi un jalon décisif pour son titre national (meilleur ratio de vins médaillés par rapport aux 5 vins minimum présentés dans 3 catégories). Les deux vins avec la plus grande personnalité, la Réserve du Château de Praz, et L’Ovaille 1er Grand Cru Deladoey, ne figurent pas dans le tiercé victorieux (mais je les ai bien notés !)

1/Coteau d’Aubonne 2018, Esprit Terroir, AOC La Côte, Cave de La Côte, Tolochenaz (VD)

Nez de fruits blancs, de poire ; joli volume en bouche, riche, gras mais fin ; pointe d’amertume finale. 90

2/Luins Bravade 2018, Esprit Terroir, AOC La Côte, Cave de La Côte, Tolochenaz (VD)

Joli nez de fruits blancs, avec une note d’amande douce ; gras, puissant ; finale sur l’amande amère, avec une jolie race. 89

3/Champ-Noé 2018, Villette, AOC Lavaux, Jean-Luc Blondel, Cully (VD)

Nez de poire ; attaque fraîche ; finale un peu douce-amère. 86

Classés ex-aequo 4èmes :

Château de Praz, Réserve Blanche 2018, Bovard-Chervet, Praz (FR)

Robe dorée ; nez discret, avec une note de «brûlon» ; puissant, structuré, beau volume en bouche ! 91

L’Ovaille 2018, Premier Grand Cru Deladoey, Yvorne (VD)

Nez exubérant de fruits exotiques, de mangue ; attaque sur le carbonique ; note minérale affirmée ; finale saline et fraîche. 88

Chasselas 2018, AOC La Côte, Rémy et Raphaël Sordet, Begnins (VD)

Reflets verts, nez de levures ; riche, un peu mou ; légère amertume finale. 86

Müller-Thurgau (riesling X sylvaner)

La Suisse alémanique triomphe, avec un des trois vins thurgoviens, malgré le beau baroud d’honneur de la Cave des Coteaux neuchâteloise, mon coup de cœur !

1/Hüttwiler Renaissance 2018, AOC Thurgovie ; Nina Wägeli, Buch (TG)

Joli nez floral ; attaque sur des notes légèrement muscatées ; finale sur le poivre blanc ; bien typé du cépage. 89

2/ Riesling-Sylvaner 2018, vin de pays, Weingut Gehring, Freienstein (ZH)

Nez un peu masqué ; attaque sur la rondeur ; manque un peu des fraîcheur de fruit ; rustique… 86

3/ Terra Ancestra 2018, AOC Neuchâtel, Cave des Coteaux, Areuse-Boudry (NE)

Nez de pain d’épices, avec des notes de cannelle et de muscade ; puissant, gras, rond, mais aromatique et non dénué de fraîcheur ! 91

Classés ex-aequo 4èmes :

Müller-Thurgau Goldgrüebli 2018, AOC Thurgovie, Haag Weine, Hüttwilen (TG)

Nez discret, attaque sur le carbonique ; vif, citronné ; bonne structure ; sapide et salin en finale. 90

Riesling-Sylvaner La Tour Pressy 2018, AOC Genève, Sarah Meylan, Cologny (GE)

Nez masqué ; matière très mûre, malgré des notes végétales et une finale sur l’amande amère. 85

Grichtstubewy, Ermatingen 2018,  AOC Thurgovie, Heierli, Gossau (TG)

Nez de pharmacie, de levures, avec des notes de banane ; donne l’impression de surmûri, amertume finale. 84

Autres cépages blancs

Pas moins de 674 vins dans cette catégorie… Plusieurs petites arvines et une superbe humagne blanche en barrique. Le tiercé est valaisan, même si un scheurebe argovien s’est montré remarquable ! Et la petite arvine gagnante, signée Gilliard, remporte le prix Vinissimo du «coup de cœur» du meilleur vin blanc suisse.

1/ Petite Arvine, Trésors de Famille, 2018, AOC Valais, Maison Gilliard, Sion

Nez discret, avec des notes de rhubarbe ; belle structure ; un vin agérable, plein et bien sec. 89

2/ Petite Arvine Cavo Saviésan 2017, Ozenit, Granges

Nez de pâtisserie ; riche, puissante, avec des notes persistantes de grapefruit, d’écorce de citron vert ; finale saline ; un magnifique exemple du cépage valaisan ! 91

3/ Humagne blanche Grandmaître barrique 2017, Gregor Kuonen, Salquenen

Beau nez vanillé, avec des notes de pêche blanches ; attaque fraîche ; un vin riche, puissant ; finale résineuse, où le bois revient… 89

Classés ex-aequo 4èmes :

Magdener Kerner Siebe Dupf, AOC Argovie, Siebe Dupf SA, Liestal (BL)

Beau nez de pêche, d’abricot ; attaque fraîche, citronnée, avec un peu de carbonique ; beau volume en bouche, riche et bien fait ! 90

Les Liens Petite Arvine 2018, Cave La 5ème Saison, Martigny

Nez un peu masqué, puis de citronnelle et de fleurs séchées ; gros volume en bouche, mais manque d’expression aromatique – une question d’élevage ? 88

Petite Arvine, Les Titans 2014, Provins, Sion

Nez boisé ; attaque sur le bois ; un vin ample, mûr, mais décidément trop marqué par l’élevage. 87

Assemblages blancs

Triomphe d’un beau muscat typé… du vignoble lucernois ! Jolie surprise ! Les deux vins valaisans, élevés sous bois, sont boutés hors du podium.

1/ J Muscat Sec 2018, Mariazell, Beat Felder, Sursee (LU)

Nez de pétale de rose et de poivre blanc ; beau volume, du gras, de la puissance ; en finale, longue persistance et fraîcheur agréablement acidulée. 91

2/Cuvée Blanc 2018, Thomas Schmid, Schlattigen (TG)

Nez de pétale de rose ; attaque sur la douceur ; du gras ; amertume finale, masquée par la sucrosité. 86

3/ Cuvée d’Or Blanche 2018, vin de pays, Siebe Dupf, Liestal (BL)

Nez exubérant de pêche et d’abricot ; attaque sur le carbonique ; ananas ; un vin frais, aromatique, bien fait. 90

Classés ex-aequo 4èmes :

Cuvée des Reines 2018, A. et C. Bétrisey, Saint-Léonard (VS)

Nez boisé, avec des notes secondaires de pamplemousse rose ; gras, puissant, large, très expressif. 89

Magdalena Blanc 2016, élevé en barriques, Cave La Madeleine, A. Fontannaz, Vétroz (VS)

Nez complexe, boisé, épicé, avec des notes de banane séchée ; attaque grasse, puissante ; long en bouche, mais «too much»… 88

Unter der Linde 2017, Michel Jaussi, Linn (AG)

Nez beurré et citronné ; attaque huileuse ; finale boisée, avec une note d’amertume. 87

Rosés et blancs de noirs

En l’absence d’œil-de-perdrix neuchâtelois, en général au rendez-vous, c’est un voisin du lac de Bienne qui s’impose. Les trois premiers sont tous issus de pinot noir… pourtant le gamay de Philippe Bovet, pour moi, était le plus intéressant, malgré son léger amylique.

1/ Oeil de Perdrix 2018, Weinbau Am Stägli, Stephan Martin, Ligerz, AOC Lac de Bienne (BE)

Robe rose pâle, reflets orangés ; nez discret ; attaque riche, grasse ; du carbonique ; un joli volume en bouche. 89

2/ Blanc de Noir 2018, Hamacht Weine, Simone Monstein, Winterthour (ZH)

Robe saumon ; nez crémeux ; tendre, joli volume en bouche ; du carbonique, acidulé, mais fin et agréable. 89

3/ Baselbieter Rosé 2018, AOC Bâle-Campagne, Siebe Dupf, Liestal (BL)

Nez de cerise, avec une note amylique ; attaque acidulée, puis du gras, du CO2 ; finale sur de la douceur et de l’acidité ; un vin techno… 88

Classés ex-aequo 4èmes :

Méditerranée 2018, rosé de gamay, AOC La Côte, Philippe Bovet, Givrins (VD)

Nez de fruits rouges, de ronce, avec une note de bonbon anglais ; du gras, de la puissance ; finale crémeuse, avec un bon soutien acide. 90

Ottavo 2017, Tenuta Il Cavaliere, Contone-Gambarogno (TI)

Nez boisé, d’herbes sèches, avec des notes épicées ; rond, avec une certaine douceur, et acidulé. 87

Oeil de Perdrix La Matze 2018, Diego Mathier, Salquenen (VS)

Nez amylique, de banane ; attaque sur la douceur ; finale persistante sur le bonbon anglais. 85

Pinot noir

Une large palette de pinots de toute la Suisse : l’origine du vin n’était pas révélée au jury… divisé. Les deux vins que j’ai préférés n’ont pas trouvé grâce face à la majorité. Une grande dispersion de petits domaines et aucune «grande» étiquette. Aucun vin des Grisons, notamment !

1/ Barrique exclusive 2015, vin de pays, Peter Gehring, Freienstein (ZH)¨

Joli nez de fruits rouges ; attaque fraîche, souple, riche ; une pointe d’alcool, mais belle trame et à son apogée ! 89

2/Auslese 2017, AOC Thurgau, Thomas Schmid, Schlattingen (TG)

Nez boisé, de laine mouillée, mais qui pinote agréablement ; joli volume, du gras, de la richesse et une belle persistance. 89

3/ Pinot noir “Sommernachtstraum” 2018, Cave Papillon, Charly Wenger, Salquenen (VS)

Rubis foncé ; nez de pivoine ; attaque fraîche ; demi-corps ; finale sur une amertume métallique. 86

Classés ex-aequo 4èmes :

Wilchinger Rötiberg 2016, AOC Schaffhouse, Rötiberg Kellerei, S. Keller, Wilchingen (SH)

Robe presque noire ; nez de myrtilles, avec des notes toastées ; très extrait, puissant ; finale austère, tanins serrés, mais rétro sur les fruits rouges. 90

Pinot Noir “Vieilles Vignes” 2018, AOC Vully, Domaine du Vieux-Moulin, Alain Derron, Môtier (FR)

Grenat ; nez de de fruits rouges mûrs ; attaque équilibrée entre acidité et tanins ; un peu de verdeur finale, mais original. 90

Pinot Noir 2018, AOC La Côte, Hervé Barraud, Tartegnin (VD)

Rubis clair ; nez de framboises mûres ; attaque souple, avec une pointe de sucrosité ; finale acidulée et rêche… 88

Lindenhof Pinot Noir alte Rebe 2017, AOC Schaffhouse, Weingut Lindenhof, M. Nigg, Osterfingen (SH)

Nez boisé, avec des notes de cuir ; attaque déliée ; demi-corps ; finale acidulée et un peu amère et sèche. 85

Tobias Pinot Noir G5, 2013, AOC Saint-Gall, Tobias Weingut, C. Schmid, Berneck (SG)

Nez mentholé ; joli volume en bouche ; finale épicée et poivrée ; curieux ! 85

Gamay

Deux gamays en totale opposition de style et un doublé pour le Chablais vaudois, pour des vins du magnifique millésime 2018, où les gamays se sont gorgés de soleil. Mais mes deux favoris, dans une série de haut niveau, sont dans les viennent-ensuite…

1/Les Ecots 2018, Clos de la George, Grand Cru, AOC Chablais, Hammel – Ch. Rolaz (VD)

Robe violacée ; nez floral de violette, avec une pointe de géranium ; attaque fraîche, gouleyant ; acidulé en finale ; un vin de plaisir, sur le fruit ! 87

2/ Combaz-Vy 2017, AOC Chablais, Domaine des Afforêts, Florian Favre, Aigle (VD)

Nez boisé ; attaque puissante ; tanins fermes ; finale épicée, résineuse, un peu sèche : l’exact contraire du précédent ! 86

3/ Gamay vieille vigne de Fully 2018, AOC Valais, Cave des Amis, Pierre Arlettaz, Fully (VS)

Beau nez de petits fruits sauvages, profond, à la fois floral et minéral ; un peu végétal, mais assume son côté rustique, sans ostentation. 89

Classés ex-aequo 4èmes :

Gamay La Pièce 2018, AOC Genève, Domaine des Charmes, Olivier Conne, Peissy (GE)

Nez un peu fermé ; beau fruit en bouche ; de la fraîcheur et une belle élégance. 89

Gamay 2018, AOC La Côte, Domaine des Combes, R. et R. Sordet, Begnins (VD)

Nez un peu viandé, puissant ; un vin gras, avec beaucoup de personnalité ; ferme et frais en finale ; beau potentiel ! 90

Gamay 2018, AOC Valais, Mikaël Magliocco, Saint-Pierre-de-Clages (VS)

Nez de violette, attaque juteuse ; tanins fermes ; de la fraîcheur, mais avec une pointe végétale… 88

Gamaret, garanoir, mara

Le seul gamaret présent à la Mémoire des vins suisses(www.mdvs.ch) s’impose ! Bel exploit du Genevois Marc Ramu. La catégorie est ouverte à tous les croisements de gamay X reichsteiner, mais seuls les gamarets figurent en finale… Trois jolis exemples vaudois en embuscade et des valaisans moins convaincants.

1/ Mandragore 2017, AOC Genève, Clos des Pins, Marc Ramu, Dardagny (GE)

Belle robe violacée ; nez résineux, mais aussi de griotte et d’épices douces ; juteux ; beau volume en bouche ; finale sur le café fraîchement rôti ; bien balancé entre la richesse et l’acidité. 91

2/ Gamaret Le Soliste 2017, AOC Chablais, Artisans vignerons d’Ollon (VD)

Nez à la fois floral et résineux ; attaque fraîche ; matière juteuse ; longue finale, sur les épices douces ; riche et enveloppé. 90

3/ Gamaret de Novembre 2017, AOC La Côte, Bolle & Cie, Morges (VD)

Nez curieux, surmûri, de vanille et de myrtille ; attaque un peu douceâtre ; long en bouche ; un style «tape à l’œil». 88

Classés ex-aequo 4èmes :

Gamaret Gourmand 2017, AOC Bonvillars, Cave des viticulteurs de Bonvillars (VD)

Nez un peu masqué, avec des notes poivrées et terreuses ; juteux, acidulé, un peu collant, mais beau volume et de la personnalité. 89

Gamaret, Les Coteaux de Sierre 2018, AOC Valais, Cave du Vieux-Village, Noës (VS)

Violacé ; nez un peu réduit ; attaque souple ; un vin rond, puissant, avec des arômes de myrtilles et une note épicée en finale. 88

Gamaret de Charrat 2016, AOC Valais, Cave du Chavalard, Fully (VS)

Nez boisé, avec une note oxydative ; beaucoup de bois, sur des tanins secs. 86

Autres cépages rouges

Cinq syrahs pour un seul cornalin : eh bien, c’est ce dernier qui s’impose ! Il remporte aussi le titre Vinissimo du meilleur vin rouge suisse. Je l’avais mis au deuxième rang et mon classement des syrahs diffère grandement de la moyenne des notes du jury. Même remarque pour les assemblages rouges ! Les deux fois, j’ai privilégié des producteurs que je connais (JR Germanier et Martin Wolfer), membres de la Mémoire des vins suisses (certes avec d’autres vins !).

1/Cornalin 2018, Sélection Excelsus, Renaud Favre, Chamoson (VS)

Beau nez, avec des notes discrètes de café ; attaque ferme ; bon volume en bouche ; bonne acidité et finale sur la cerise noire ; un vin bien typé de son cépage ! 90

2/ Syrah Grand Cru Sierre 2017, Cave de Goubing, Michel et Olivier Jacquod, Sierre (VS)

Nez tendre, avec des notes boisées ; tanins fermes ; bon soutien acide ; retour sur le boisé ; une syrah peu expressive, pour l’instant du moins… 88

3/ Syrah 2017, Cave Gilbert Devayes, Leytron (VS)

Nez de lard fumé, avec des notes animales ; attaque fraîche ; bon rapport acidité-tanins ; un vin d’une belle dynamique. 89

Classés ex-aequo 4èmes :

Cayas, Syrah Réserve 2016, AOC Valais, Jean-René Germanier, Vétroz (VS)

Nez empyreumatique, toasté ; belle fraîcheur à l’attaque ; tanins fermes ; on sent l’élevage, mais le vin est construit pour évoluer positivement dans le temps, avec des notes finales de bois de cade. 91

Réserve de l’éleveur de reines 2017, AOC Valais, A. et C. Bétrisey, Saint-Léonard

Nez primeur ; attaque fraîche et juteuse ; bon volume en bouche ; style fruité, moderne, avec une finale épicée. 90

Syrah barrique 2016, AOC Valais, Coopérative St. Jodern Kellerei, Visperterminen

Nez masqué ; matière très mûr, notes de cuir et de tabac ; structure moyenne, avec une pointe de végétal en finale… 86

Merlot

Là encore, pas d’annonce de provenance : le Tessin sauve l’honneur, mais les Valaisans ne sont pas loin. Aucun ténor du Sud des Alpes au palmarès ! Et mon classement était différent de la note moyenne du jury… mais tout s’est joué à un haut niveau.

1/Ascona Riserva 2016, DOC Ticino, Terreni alla Maggia SA, Ascona (TI)

Nez boisé, résineux, avec des notes d’évolution, de cuir et de tabac ; attaque sur l’acidité mordante ; de la fraîcheur ; finale où on retrouve les notes de cuir et de tabac du nez. 87

2/ Clos Grandinaz 2017, AOC Valais,  L’Orpailleur, Frédéric Dumoulin, Uvrier (VS)

Beau nez empyreumatique ; attaque fraîche, beaucoup d’extraction, avec des notes de café ; tanins fermes, avec une pointe de verdeur ; un peu variétal, malgré l’élevage. 87

3/Merlot 2017, AOC Valais, La cave des amis, Pierre Arlettaz, Fully (VS)

Beau nez, avec des notes de graphite ; attaque ferme, sur le café fraîchement rôti ; jeune, long et savoureux, avec une finale où on retrouve le graphite. 90

Classés ex-aequo 4èmes :

Ronco dei Profeti 2017, IGT Svizerra italiana, Tenuta Luigina, Stabio (TI)

Nez floral ; attaque fraîche ; belle élégance; souple et élégant, facile à boire. 90

Merlot élevé en barrique 2017, AOC Genève, Philippe Villard et fils, Anières (GE)

Nez boisé ; matière bien mûre ; puissant, extrait ; tanins encore très fermes ; légère amertume finale ; devrait évoluer. 89

Merlot Château de Vufflens Grand Cru 2015, AOC La Côte, Bolle & Cie, Morges (VD)

Nez toasté, arômes fondus ; attaque souple, équilibrée, jolie matière ; bon volume en bouche ;

finale sur le café et le chocolat noir, avec un zeste d’amertume… 88

Assemblages rouges

Victoire tessinoise dans cette catégorie, avec un vin bien connu de Gialdi, devant un assemblage du groupe Schenk et un encaveur de La Côte, qui s’est déjà illustré au GPVS par le passé. Martin Wolfer, avec son assemblage original (notamment à base du cépage Piwi Regent), n’est pas sur le podium, ni, du reste, le Vaudois (d’Alsace) Philippe Meyer : leurs deux vins n’ont pas démérité pour autant !

1/Vigna d’Antan 2015, Gialdi Vini, Mendrisio (TI)

Nez puissant de cuir, avec des notes animales ; attaque fraîche ; tanins importants ; finale encore dure et astringente ; un vin strict. 85

2/ Cuvée du 3ème Millénaire 2017, Cave Saint-Pierre, Chamoson (VS)

Nez floral, de violette et de fruits rouges frais ; beau volume, de la fraîcheur, et un brin de végétal en finale, mais bien fait ! 88

3/ Excellence 2017, Grand Cru de Luins, AOC La Côte, Cave La Rose d’Or, J.-M. Walther, Luins (VD)

Nez boisé ; le vin demande de l’aération (léger CO2), structure moyenne ; l’acidité lui assure de la fraîcheur ; légère astringence finale. 85

Classés ex-aequo 4èmes :

Sequana 2018, AOC Thurgovie, Martin Wolfer, Weinfelden (TG)

Nez discret, légèrement toasté ; attaque ample, sur la matière mûre, et fraîche ; joli volume ; bon équilibre entre la richesse et l’acidité ; juteux et bien fait. 89

Quorum 2017, AOC Chablais, Hospices cantonaux, Morges (VD)

Nez un peu évolué ; structure moyenne ; boisé fondu ; finale sur l’amande amère ; un style un peu méridional… 87

Due 2016, IGT Svizzera italiana, Vicon Sagl, B. Bachmann, Sessa

Nez boisé ; attaque fraîche et acidulée ; puissant, gras, complexe ; finale sur le café et le chocolat noir ; tanins crocheurs. 86

Vins avec du sucre résiduel, liquoreux

Coup double genevois ! Le gewurztraminer a déjà obtenu cet honneur, mais qui aurait deviné que des sauvignons gris et blanc, sans millésime, eussent pu donner un tel résultat ? La liqueur sublime le cépage… comme chez les plus grands. Mathurin Ramu remporte le premier prix (feue) Elisabeth Pasquier de la cave «montante». Un sylvaner (johannisberg) complète ce riche tiercé.

1/Elise (sans millésime), AOC Genève, Domaine de Chafalet, Mathurin Ramu, Dardagny (GE)

Nez d’abricot, de pêche ; attaque puissante ; du gras, de la longueur, sur un boisé bien fondu ; un très joli vin. 92

2/Gewürztraminer passerillé 2017, AOC Genève, Domaine de la République et canton de Genève, Lully (GE)

Nez de pétale de rose, de bergamote (thé earl grey) ; rond, puissant ; belle expression du cépage, avec une finale saline. Seul reproche : plus d’acidité l’aurait rendu plus fringant ! 91

3/Cuvée 1858 Or 2017, AOC Valais, Les Domaines Bonvin, Sion

Jaune or ; beaucoup de sucrosité à l’attaque ; long en bouche, mais un peu mou… 88

Classés ex-aequo 4èmes :

Domaine de Champvigny Lutine 2014, AOC Genève, Raymond Meister, Satigny

Nez d’ananas ; belle acidité, long en bouche, juteux ; peu de sucrosité, mais fort bien fait, à base de sauvignons blanc et gris. 89

Malvoisie flétrie sur souche 2017, AOC Valais, Cave de la Madeleine, A. Fontannaz, Vétroz (VS)

Robe dorée ; nez d’agrumes ; attaque ample, avec des notes de coing, de gingembre confit ; ample et puissant. 88

Hommage à J. Perrin 2016, AOC La Côte, Domaine A Villard, Philibert Frick, Bougy-Villars (VD)

Nez boisé, avec des notes d’évolution et de vieux cuir ; belle attaque, acidité rapicolante, mais finale sur le bois, dommage. 87

Vins mousseux

Les deux chardonnays millésimés, et de bonne maturité (millésimes 13 et 14 !), s’imposent, devant un pinot noir en biodynamie et rosé.

1/Brut millésimé 2013, blanc de blancs, Cave du Tunnel, Sophie Germanier, Conthey (VS)

Jaune moyen ; nez de pomme verte, de levures ; bulle agréable ; une note de menthe fraîche ; belle harmonie ; bonne longueur. 91

2/ Blanc de Blanc 2014 Bursinel Grand Cru, Parfum de vigne, J.-J. Steiner, Dully (VD)

Jaune pâle ; bulle un peu envahissante ; nez de levures ; frais et riche à la fois ; bonne persistance. 88

3/ Domaine La Capitaine, Biodynamie 2017, AOC La Côte, Reynald Parmelin, Begnins (VD)

Rose pâle, nez de fraise ; bulle enveloppante ; agréable, frais et tendre. 90

Classés ex-aequo 4èmes :

Strada Brut, AOC Schaffhouse, Rimuss & Strada Wein, Hallau (SH)

Robe très pâle ; bulle agréable ; tendu entre la douceur et l’acidité ; notes de litchi et de citron vert ; frais et agréable. 88

Champvigny Brut (scheurebe), AOC Genève, Raymond Meister, Satigny (GE)

Robe pâle ; nez muscaté ; bulle envahissante ; finale très dosée et un peu amère. 86

Brut Vintage 2011, AOC Neuchâtel, Mauler & Cie, Môtiers (NE)

Jaune paille ; nez évolué ; bulle envahissante ; finale à la fois sur le fruit et le zeste du citron jaune ; court et manquant de finesse. 85

©thomasvino.ch