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Posté le 6 septembre 2010 dans Carte Postale

Crète, des vins pour échapper au «all inclusive»

Crète, des vins pour échapper au «all inclusive»






Carte postale de Crète

L’œnotourisme pour échapper au «all inclusive»

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Des charters amènent chaque année 2,5 millions de touristes en Crète. La cinquième plus grande île de la Méditerranée (derrière la Sicile, la Sardaigne, Chypre et la Corse) veut vivre sa propre vie viticole. Du moins est-ce le credo de Nicolas Miliarakis, le co-héritier de Minos, une des plus anciennes maisons de vins de la capitale, Heraklion. Depuis trois ans, ce jeune économiste, formé à Paris, se démène comme un beau diable pour faire reconnaître les vins de Crète et pour «construire une image», différente de ceux de Grèce. Dans la «préfecture d’Heraklion», les producteurs ont tracé deux routes des vins, partant de la mer et s’enfonçant dans l’île sauvage, là où la vigne alterne avec la garrigue et les oliviers. A Vathypetro, dans la montagne, un pressoir sommaire, taillé dans la pierre, témoigne de l’existence du vin à l’époque de la civilisation du roi Minos (soit vers 1600 avant Jésus-Christ). En blanc, le vidiano, le vilana et le thrapsathiri, et en rouge, le liatiko, le kotsifali et le mantilaria (le grand cépage rouge crètois d’avenir), donnent des vins locaux passionnants. Hélas… en grec sur l’étiquette, illisible pour un consommateur lambda ! «Le vin se vend bien auprès des touristes. Mais les séjours « all inclusive » font du tort aux vins locaux. Les hôteliers préfèrent servir du mauvais vin, souvent importé, pour éviter de renchérir leurs coûts. Dans plusieurs hôtels et villages de vacances, on a réussi à proposer des vins locaux sur une carte à part», explique le jeune négociant. En Crète, quelque 50 producteurs de vins, pour 50 millions de litres, ont profité largement des fonds européens. Chez Minos qui lança le premier vin rouge de Crète élevé en fûts de chêne neufs, il y a 25 ans, Nicolas Miliarakis a planté un vignoble cultivé en bio et vient d’ouvrir un espace de dégustation pour les touristes à 17 km d’Heraklion. En attendant d’exporter à nouveau vers la Suisse, où il n’a plus d’importateur… (Heraklion, Pierre Thomas, avril 2010)site_crete3.jpg