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Posté le 30 septembre 2011 dans Actus - News

Vers une année 2011 «généreuse» en Suisse?

Vers une année 2011 «généreuse» en Suisse?

Les chiffres présumés de la vendange 2011

Une année (trop?) généreuse

En Suisse, après quatre années consécutives d’augmentation, 2010 avait marqué un recul de 7,4% de la vendange par rapport à 2009, selon l’Office fédéral de l’agriculture. Et 2011? L’année, climatiquement chaotique, devrait être «généreuse». Avec une augmentation de la quantité entre 5 et 10%.
Le Valais devrait dépasser les 40 millions de litres: reste à savoir si elle sera supérieure à la moyenne des années 2006-2010, de 41,2 millions de litres, avec une fourchette entre 39,3 mios de litres en 2010 et 45,3 mios de litres en 2009.
De son côté, Vaud estime sa récolte à plus de 30 mios de litres, soit 31,3 mios de litres au lieu des 28,6 mios de litres en 2010, malgré une diminution des quotas, décidée région par région.
L’augmentation de la récolte, pour les deux cantons qui, en 2010, représentaient plus des deux tiers des vins suisses (68%), devrait donc être de l’ordre de 5 à 10%, à caler encore entre rouge et blanc. Les Vaudois passeraient de 20,6 à 22,5 mios de litres de blanc (+ 9%).
Rappel: en 2010, la consommation des vins suisses avait légérement augmenté à 106 mios de litres et la vendange, avec 103 mios de litres, n’avait juste pas couvert la consommation de l’année en cours. La consommation des blancs suisses avait augmenté de 2%, celle des rouges, 4,2%. Si les chiffres valaisans et vaudois se confirment, la tendance risque d’évoluer vers un marché lourd… et une pression d’autant plus forte sur les prix du raisin et des vins.

Peu d’acidité sur les blancs

Et la qualité? Fin septembre, les stations et services viticoles romands signalaient des vins blancs «fruités intéressants, explosifs, avec des acidités naturelles basses, ne nécessitant pas forcément une fermentation malolactique». Les rouges se sont faits très rapidement et sont «très colorés et concentrés». Ils présentaient un démarrage rapide en fermentation alcoolique, puis malolactique, avec un risque de «piqûre lactique». Les pinots noirs avaient été parmi les premiers à être ramassés au début des vendanges, car ils commençaient à «cailler». Les maturités phénoliques sur les divers cépages paraissent très hétérogènes.
Si la Suisse recense 200 cépages, 20 cépages forment les 94% du vignoble. Parmi eux, 4 cépages seulement totalisent plus de 1’000 ha: le pinot noir, 4386 ha; le chasselas, 4043 ha; le gamay, 1513 ha et le merlot, 1038 ha. A eux seuls, ces 4 cépages couvrent près de 11’000 ha et 74% de la surface viticole suisse.
©thomasvino.com