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Posté le 3 juin 2012 dans Actus - News

Les bordeaux 2011, (toujours) trop chers

Les bordeaux 2011, (toujours) trop chers

Bordeaux: les 2011 (toujours) trop chers

Les châteaux bordelais ont de la peine à vendre en primeurs leurs 2011. Le site www.statwine.com donne des chiffres analysés par Bertrand Le Guern : sur la base du prix de 500 vins, les 2011 auraient baissé de 27% par rapport à 2010 et de 25% par rapport à 2009, deux millésimes jugés d’anthologie. Les 2011 s’établiraient donc aux prix de sortie des 2005, un autre grand millésime, alors que l’acidité (haute), la richesse alcoolique (relativement faible), rappelle plutôt des millésimes dits classiques du XXème siècle, comme 1996 ou 1986. Le marché, lui, espérait un retour aux prix des 2008… Reste à savoir si les Chinois et les Américains, d’abord, achèteront en primeurs, ensuite les boiront, où s’ils les bouderont, voire les remettront sur le marché à des prix cassés dans quelques années, un phénomène déjà vu pour les bordeaux par le passé.
Pour Jean-Marc Quarin, dégustateur français, surnommé l’anti-Parker, «Bordeaux traverse une crise que certains rapprochent de celle de 1972-1973: aucune affaire ou si peu. Environ 20 % de ce qui se faisait en 2010 et moins de 10 % de ce qui se vendait en 2009. Face à la crise, le négoce bordelais ne peut pas refuser les offres des propriétés sous peine de perdre de futures allocations. Pour s’en sortir, certains marchands revendent en dessous du prix conseillé avec de très faibles marges. Cette attitude en gêne d’autres plus fidèles aux accords passés avec les propriétés. Les prix sont désorganisés.»
Début juillet, le correspondant à Bordeaux du site les.echos.fr, Frank Niedercorn, écrivait: «En moyenne, le 2011 est sorti 44 % plus cher que le 2008. Cela résume tout», juge le courtier François Lévêque, avant d’ajouter : «Il faut se souvenir d’une chose fondamentale. L’intérêt d’acheter en primeur, c’est l’assurance d’acquérir des vins rares ou difficiles à trouver ensuite et la certitude de faire une bonne affaire. Et ce à toutes les étapes: le négociant, le distributeur et, enfin, le consommateur final. Dès lors que la propriété veut capter toute la marge, cela ne marche plus.»
Et le journaliste de conclure: «Au final, cette campagne (des 2011) médiocre ne constitue pas une catastrophe. Une bonne partie de la récolte va rester dans les chais des propriétés. Une autre a été acquise par les négociants soucieux de ne pas se fâcher avec les propriétés et qui ne les écouleront que lentement. Certains promettent déjà de nouveaux soucis pour l’an prochain.» (réd. en 2013 pour les primeurs 2012 à venir…)

©thomasvino.ch