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Posté le 23 juillet 2012 dans Actus - News

A deux mois mois des vendanges, il faut couper!

A deux mois mois des vendanges, il faut couper!

Malgré la coulure et le millerandage

Coupez… c’est bon pour le raisin!

Fin juillet (2012), c’est déjà le temps de parler des vendanges à venir. Si l’on en croit les pointages effectués du 27 juin au 10 juillet sur 577 parcelles représentatives des 5’000 hectares du vignoble valaisan, il sera nécessaire de régler la récolte tous cépages confondus…
Et ce malgré les 150 ha de vigne de plaine et de bas de coteau, atteint par le gel de printemps, dont 108 ha fortement, et la coulure et le millerandage enregristrés, à cause d’un printemps maussade et d’une fleur de la vigne inégale. Les cépages traditionnels (et principaux du Vieux-Pays) que sont le chasselas, le pinot noir et le gamay ont été les plus atteints par ce phénomène naturel : la récolte potentielle du pinot noir pourrait être de 15% inférieure à celle des 5 dernières années pour le pinot noir, de 8% pour le chasselas et le gamay. Par contre, les spécialités valaisannes, plus tardives, en tête desquelles figurent la petite arvine et le cornalin, affichent un potentiel de plus 11%, respectivement de 8% par rapport aux 5 dernières récoltes. Mais, conclut le Service cantonal de l’agriculture, «la charge potentielle pour l’ensemble des cépages demeure supérieure aux limites quantitatives de production AOC». Et de donner des conseils pratiques pour couper les grappes condamnées à une petite maturité sur le site www.vs.ch/agriculture (cliquer sur le menu déroulant de «dernières informations»).
Sur le même site, la mise en garde du canton, qui va de pair avec la baisse des quotas et la fixation des «prix indicatifs» avant vendange: «La perspective des futures vendanges requiert que les acteurs concernés prennent leurs responsabilités. Chaque entreprise devrait encaver en fonction de ses capacités de vente et adapter en conséquence les prix à ses fournisseurs. De son côté, l’Interprofession de la vigne et du vin est compétente pour adapter globalement les rendements, fixer des prix indicatifs avant vendange et promouvoir les ventes.»
Et fait nouveau, les Valaisans, qui effectuent des contrôles dans les vignes pour vérifier si les conseils de régulation de la charge ont été suivis, sont allés expliquer leur méthode aux Vaudois, au début du mois de juin, eux qui ont généralisé l’autocontrôle «autonome» de la récolte, depuis 17 ans. En 2011, 2807 vérifications impromptues par les contrôleurs officiels (60 auprès des coopératives, 89 auprès du négoce et 1938 chez les indépendants) «n’a pas suscité de constat d’infraction majeure», écrit l’Office cantonal de la viticulture et de la promotion dans son rapport 2011.
©thomasvino.ch