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Parker passe sous contrôle de Singapour - thomasvino
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Posted on 11 décembre 2012 in Tendance

Parker passe sous contrôle de Singapour

Parker passe sous contrôle de Singapour

Quand bien même Robert M. Parker jr annonce, dans un message daté du 9 décembre 2012, qu’il reste «le PDG et le président du conseil d’administration de la société TWA (The Wine Advocate) et propriétaire», il aurait, selon plusieurs blogs, cédé la majorité des actions à un groupe d’investisseurs de Singapour. Ceux-ci ont désigné la Master of Wine australienne Lisa Perrotti-Brown comme responsable de la publication. Elle devrait continuer sur Internet, mais son édition papier sera supprimée.

Dans son message, «Bob» Parker évoque ses premiers pas en 1978 et se demande qui aurait pu deviner qu’«Internet et la révolution technologique» ont été un catalyseur et une formidable caisse de résonnance de ses avis sur les vins du monde entier. Parker, qui a eu 65 ans le 23 juillet 2012 (né à Buffalo en 1947) affirme qu’il va continuer de couvrir Bordeaux, le Rhône, les rétrospectives des millésimes de Californie et donner des recommandations sur les meilleurs rapports qualité-prix fournis par les importateurs américains. On se souvient que c’est en encensant le millésime 1982 à Bordeaux, contre l’avis d’autres Américains, que Parker a jeté la base de sa réputation de gourou.*
De son côté, Lisa Perrotti-Brown, qui s’occupait déjà pour TWA de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, annonce qu’elle doit négocier avec tous les auteurs au service de TWA, qui sont des indépendants et pourraient devenir des salariés… Les négociations sont en cours, et on ne sait encore si Antonio Galloni (Italie, Bourgogne et en principe Californie dès février prochain), David Schildknecht (Allemagne, Europe centrale), Mark Squires (Portugal, Grèce) ou Jay Miller (Oregon, Amérique du Sud et Espagne) continueront à travailler pour le groupe désormais à Singapour, ou seront remplacés par d’autres…
Sur les blogs francophones, les avis se déchaînent. Ainsi, Michel Bettane (dans une newsletter de www.bettanedesseauve.fr) affirme: «Robert Parker est irremplaçable. Plus jamais, un critique aura seul une telle influence. Tout ce qui a fait Parker ne se reproduira plus. La génération montante n’aura pas la même audience. Il y aura des spécialistes par pays, peut-être des collectifs, mais ils ne seront pas assez forts pour être mondiaux comme l’a été Parker. On jugera la nouvelle équipe à sa volonté de conserver les fondamentaux de Parker, ce qui est, à mes yeux, mission impossible».
Relayé par le même site, Bon Vivant, le blog de Nicolas de Rouyn, écrit que «personne ne souhaite vraiment voir l’émergence d’un nouveau Parker. (…) James Suckling, qui a tout goûté avant tout le monde, publie ses notes (avant la semaine des primeurs à Bordeaux). Et tout le monde s’en fout ! (…) Aujourd’hui que les hiérarchies sont à peu près en place, nul besoin d’un nouveau Parker, les prix se fixeront par rapport au marché.» Michel Bettane se défend aussi d’imposer son goût, mais dit mettre à disposition sa compétence analytique. Encore faut-il qu’elle soit reconnue par le plus grand nombre. Ou plus fort encore, par le marché, américain dans un premier temps pour Parker, mondialisé par l’usage de la langue anglaise, ensuite… 
et définitivement adossé à la Chine, fut-ce par la tête de pont de Singapour.
Fin janvier 2013, sur le site du Figaro, Bernard Burtschy fait cette analyse: «En dehors de Bordeaux et du Rhône, la vente du Wine Advocate est un nonévénement. Venu trop tôt, Robert Parker n’a jamais eu d’influence notable en Bourgogne, probablement en l’absence d’un marché de masse, malgré un ouvrage remarquable sur la région. Même l’Alsace, région où il a découvert le vin et qu’il porte dans son coeur, n’a bénéficié d’aucun effet Parker. D’ailleurs, pour traiter toutes les autres régions que Bordeaux et Rhône, il avait embauché depuis plusieurs années des spécialistes. Bordeaux, ses crus classés et ses grands vins, a toujours été le coeur du réacteur du système Parker. De ce côté-là, pour le moment, rien n’est réglé, et l’on continuera longtemps de parler de l’Américain, en bien et en mal.»

©thomasvino.ch