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Posté le 21 décembre 2012 dans Actus - News

Pas d’Yquem 2012!

Pas d’Yquem 2012!

«Année compliquée» à Sauternes
Pas de Château d’Yquem 2012 !

Le gérant du Château d’Yquem, Pierre Lurton, a affirmé, samedi 15 décembre, qu’il n’y aurait pas de vin liquoreux, du moins sous l’étiquette du plus prestigieux vin du genre au monde, sur le domaine en 2012. A cause de «l’excellence insuffisante», une bien jolie locution !
En cause, le botrytis cinerea, soit la pourriture noble, qui ne s’est pas développée à Yquem, cet automne. «On a tout fait pour faire de l’Yquem, malheureusement, la nature n’était pas au rendez-vous du millésime. La climatologie ne nous l’a pas permis, malgré la stratégie, malgré le grand terroir», rapporte le site Internet diDealwine.
Une fois tous les 10 ou 13 ans
La dernière «non-année» d’Yquem remonte à un autre millésime en 2, il y a exactement vingt ans, en 1992, comme du reste en 1972 et en 1952 ! Mais d’autres millésimes n’existent pas, comme 1974, 1964 (pourtant réputée pour les vins rouges, ce qui n’est pas le cas des autres années «sautées»), 1951, 1930, 1915 et 1910, soit moins d’une année sur dix ans. Le 3ème millénaire est plus clément, puisqu’on en est à un millésime sauté sur 13 (si on compte 2000 !). La suppression du 2012 entraînera un manque à gagner pour le seul Château d’Yquem de 25 millions d’euros.
Selon le même site, sur 12 millésimes de 1988 à 2006 répertoriés sur le marché, la bouteille d’Yquem s’échange à 340 fr. suisses de moyenne (284 euros). Le 2001 mène le bal à 443 euros, devant 2005, 405 euros, 2000, 366 euros et 2006, 307 euros.
Chacun a fait comme il a pu
Et ailleurs en Sauternes et Barsac? Une agence de communication s’est empressée d’expédier un contre-feu sous le titre : «2012 à Sauternes, vendanges délicates, récolte minimale, sélection drastique : il y aura indubitablement de très beaux vins !» Les «vins ne jouent pas sur la puissance», mais sur «une remarquable pureté aromatique». «Chaque propriété, presque chaque parcelle a vécu différemment les aléas d’une météo indocile et de vendanges délicates. Chaque château a eu sa fenêtre de tir pour rentrer le raisin.» (…) Chacun a trié, «comme on sait le faire à Sauternes, des baies ramassées une à une».
Peut-être que l’Yquem 2012, il faudra aller le chercher en Valais, du côté des adhérents à la Chartre Grain Noble ConfidenCiel : Marc-Henri Cottagnoud, à Vétroz, nous disait, ce même 15 décembre, avoir rentré autour du 22 novembre des grains parfaitement botrytisés… ce qui est courant dans le Sauternais et rare en Valais !
©thomasvino.ch