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Posté le 27 février 2013 dans Tendance

Un Gruérien «châtelain» à Villa, à Sierre

Un Gruérien «châtelain» à Villa, à Sierre

Château de Villa

Un Gruérien à la tête
d’une institution sierroise

Un diplômé de l’EHL, d’origine gruérienne, Fabrice Thorin (photo ci-dessous), a pris, le 25 février 2013, la succession de Dominique Fornage, huit ans à la tête du Château de Villa, à Sierre. Rencontre.
Par Pierre Thomas
Son «curriculum vitae» est impressionnant. Né à Lausanne, il y a 48 ans, Fabrice Thorin a occupé de nombreuses fonctions en Suisse romande et a tissé un vaste réseau de relations. La sœur de sa grand’mère n’était autre que Tante Marthe, une cuisinière gruérienne que le critique du Monde, La Reynière, avait comparé, jadis, aux «mères lyonnaises». «Aux Sciernes d’Albeuve, j’avais toujours le nez dans les fourneaux et je fabriquais des bricelets», raconte le futur «châtelain» de Villa. Il est, du reste, tombé tout petit dans une marmite, puisque son grand’père tenait des établissements publics, à Lausanne, à la piscine de Mon-Repos, puis à Payerne.

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Onze ans à Paléo

Après avoir appris le métier de pâtissier-confiseur, puis un stage en cuisine, en 1985, il entre à l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL). Ensuite, il enchaînera les postes en station (Gstaad), autant qu’en plaine (Bulle) et comme directeur de la restauration du World Trade Center lausannois. Avant de retourner à l’EHL, mais pour y enseigner le service, cette fois.
Installé sur La Côte vaudoise, il prend alors part à l’aventure de Paléo, le festival de musiques du monde, à Nyon, appelé par Daniel Rossellat, au moment de l’organisation de la Fête fédérale de lutte (2001). Après avoir été bénévole, il sera le premier permanent du secteur restauration et boissons de cette véritable PME de 1999 à 2010. Puis, après ce bail de onze ans, Fabrice Thorin prend du recul et s’engage dans l’entreprise DSR, où il est responsable de secteur, soit de 13 établissements entre Lausanne et le pied du Jura vaudois. Des EMS et des restaurants d’entreprise, qu’il gère au niveau de la qualité et des relations humaines, jusqu’à ces jours.
Mais qu’est-ce qui a poussé ce père de deux adolescents de 15 et 17 ans à mettre le cap sur le Valais? Ce passionné de montagne, membre du Club alpin suisse, section de Nyon – La Dôle qui exploite la cabane d’Arpitettaz, au-dessus de Zinal, et golfeur à ses heures, entend retourner là où il a — aussi — vécu. Sa mère tenait une boutique à… Sierre. Et il a participé à la relance d’un hôtel trois étoiles à Crans-Montana, au début des années 1990, Le Green, qu’il a tenu durant deux ans. Au passage, Fabrice Thorin, compagnon du Guillon, s’est illustré au championnat de dégustation des vins vaudois, le Verre d’Or, qu’il a terminé, deux ans de suite, à la quatrième place. «J’ai bien l’intention de relancer un concours de dégustation valaisan», dit-il, lui qui prend la succession de Dominique Fornage, grand dégustateur devant l’Eternel, fondateur du Label Nobilis, précurseur de la Sélection des vins du Valais. (Pris en photo au Sensorama, lors de la dégustation des vieux cépages valaisans, en janvier 2013).

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Le terroir valaisan en vedette

Se fondant sur les avis de deux commissions de dégustation, l’une pour les vins, l’autre pour les produits du terroir, mises sur pied par l’ancien conseiller d’Etat valaisan Serge Sierro,  président de la Fondation du Château de Villa, le nouveau responsable entend ouvrir largement ce fief reconnu non seulement aux vins et aux fromages, mais à tous les produits du terroir valaisan. «C’est un écrin magnifique pour les mettre en valeur», s’exclame-t-il. Il entend aussi créer des forfaits hôteliers et exploiter davantage le Sensorama et les salles de la demeure historique. Et élargir la palette des mets au-delà de la fameuse raclette pour faire du Château de Villa une étape incontournable du Valais du goût.
Sur le net: www.chateaudevilla.ch
@thomasvino.ch