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Posté le 24 août 2007 dans Actus - News

L’Interprofession suisse du vin en veilleuse

L’Interprofession suisse du vin en veilleuse

L’Interprofession suisse du vin «en veilleuse»
Le 22 août, à Berne, l’Interprofession suisse du vin est passée à côté du naufrage ou du sabordage… Mais, officiellement, une vingtaine de délégués des «familles» (production et négoce) ont décidé de la «mettre en veilleuse» en attendant les décisions judiciaires de la faillite de Swiss Wine Communication, dont on dit que le juge chargé du dossier est en train de rassembler les pièces nécessaires à la colocation.

Seuls parmi les cantons, les Valaisans n’étaient prêts à renoncer à une créance «post-posée» de 180'000 francs seulement si six conditions étaient réunies. L’ISV, par son vice-président, le viticulteur Georges Emery, Valaisan lui aussi, a confirmé que ces conditions ne pouvaient être acceptées, selon les statuts en vigueur. Cette impasse, à la fois financière et juridique, a conduit l’ISV à se mettre en veilleuse.
Une «Conférence du vin»

Mais les principaux acteurs de la viti-viniculture helvétique n’ont pas coupé les ponts entre eux : ils ont décidé de se voir de manière informelle dans une Conférence suisse du vin. Selon le président du négoce, le Vaudois Olivier Badoux, cette conférence, sans statuts, devrait réunir des représentants des interprofessions cantonales, de la promotion (reprise par Swiss Wine Promotion), des organisations professionnelles et de l’administration fédérale. Cette «conférence» devrait siéger une ou deux fois par an.
Le comité de l’ISV liquidera les affaires courantes. Dès qu’il jugera que la situation est suffisamment propice à une réactivation, il convoquera une assemblée des délégués qui, elle, décidera de l’avenir de l’ISV.
A la recherche d'une rare colombe

De son côté, la conférence est à la recherche d’un ou d’une présidente, capable de conduire des débats constructifs et qui a du bon sens… Un(e) ancien(ne) conseiller(ère) d’Etat ou conseiller(ère) national(e) pourrait jouer ce rôle : tout en étant hors du milieu professionnel du vin, il faut, en effet, en connaître tous les rouages.
Suite au prochain épisode. Du moins si la presse, conviée à cette annonce de compromis helvétique, sera à nouveau mise au parfum. Une intervention a rappelé que les milieux vitivinicoles préféreraient laver leur linge sale en famille. (PTs)