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Posté le 17 juin 2009 dans Actus - News

Le Sierrois Rouvinez rachète le Sédunois Bonvin

Le Sierrois Rouvinez rachète le Sédunois Bonvin

Vins du Valais
Rouvinez rachète Bonvin

C’est officiel depuis ce midi (17 juin 2009), Charles Bonvin Fils SA, encaveur à Sion, passe dans les mains de Rouvinez Vins à Sierre. Après le rachat des Caves Orsat à Martigny en 1998 et d’Imesch à Sierre en 2003 (entièrement absorbée à fin 2008), les frères sierrois font main basse sur 20 hectares de domaines dans les meilleurs terroirs de Sion et du Valais central et confortent, avec 110 ha en propre, leur position de plus gros opérateur privé valaisan, derrière la coopérative Provins-Valais qui publie, le même jour, ses excellents chiffres.

On savait deux choses. La première que, bien qu’ayant fêté en grande pompe son 150ème anniversaire l’an passé — ce qui en fait la plus ancienne maison de vins du Valais —, la famille Bonvin n’a pas de descendant direct prêt à assumer une succession. La seconde, que lors du rachat de Gilliard par Schüler, les Rouvinez auraient été intéressés à devenir propriétaire de beaux domaines à Sion.
Cette fois, les Rouvinez, Jean-Bernard aux affaires, et Dominique en cave, aux commandes du domaine familial de la Colline de Géronde depuis trente ans exactement, n’ont pas raté le coche. Ils reprennent la raison sociale, les domaines viticoles et la participation de Bonvin au centre Les Celliers de Champsec. Cette société, fondée en 1984, appartient pour moitié à Frédéric Varone Vins. Mais, assure un communiqué, il n’y a pas d’effet de domino sur la seconde entreprise, les Celliers étant «un partenariat de services qui n’empiète pas sur l’autonomie des deux sociétés».
Charles Bonvin Fils SA devrait subsister

Si Imesch, entièrement propriété des Rouvinez depuis fin 2008, n’est plus qu’une ligne de produits, Charles Bonvin Fils SA sera maintenu non seulement en tant que marque, mais «le contrat prévoit le maintien de son autonomie et de la structure générale de l’entreprise». Rouvinez Vins pèse quelque 40 millions de francs de chiffre d'affaires et Bonvin sept à huit fois moins (un peu plus de 5 millions) et ses domaines ont été évalués à autant (5 millions de francs, soit à 25 fr. le mètre carré).
Le «groupe Rouvinez Vins» compte actuellement six sociétés dont il détient la totalité du capital social (dont l’Hôtel Terminus, fief de Didier de Courten, à Sierre). Mais, souligne-t-on, «chaque entreprise garde son indépendance, ses marques et ses produits», même si la maison-mère «a repris l’ensemble des fournisseurs des sociétés d’encavage rachetées.» Rouvinez se félicite du «vif intérêt que suscitent les spécialités indigènes» et affirme que ses entreprises, à mi-juin 2009, «n’ont pas enregistré pour l’heure les effets de la récession.»
Les bons chiffres de Provins-Valais

La coopérative Provins-Valais, qui représente un quart de la production du Vieux-Pays, est une grande entreprise qui ne connaît pas la crise non plus, si l'on en croit ses chiffres officiels, dévoilés le même jour.
Reconnue «Cave de l'année» au Grand Prix du Vin suisse en automne 2008, Provins affiche un chiffre d'affaires de 65,2 millions de francs, en hausse de 7,6% par rapport à 2007. Les marques propres à la coopérative, et qui doivent toutes quelque chose à l'œnologue Madeleine Gay, nommée «vigneronne de l'année» par le même GPVS, ont fortement progressé, tel Grand Métral (+ 72%), les crus de domaines (+ 24%) et le haut de gamme Maître de Chais (+ 18%).
Provins se félicite d'avoir signé des contrats de location pour 230 ha de vignes, soit 20% du total de l'encavage, qui sera centralisé à Sion dès les prochaines vendanges. Ce printemps, la coopérative a ouvert des magasins, avec possibilité de dégustation, à la centrale de Sion, à Sierre et à Leytron. Enfin, tout frais retraité d'Agroscope Changins-Wädenswil, qu'il dirigeait, l'ingénieur agronome François Murisier, Valaisan d'origine, a été nommé au conseil d'administration de la coopérative valaisanne.
©www.thomasvino.com