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Posted on 10 mai 2006 in Tendance

Vins suisses — Le championnat de dégustation 2001

Vins suisses — Le championnat de dégustation 2001

Vins suisses — Championnat au Chalet-à-Gobet
La dégustation? Un véritable sport!
Ils étaient une soixantaine, non pas dans les starting-blocks, mais face à des verres, hier matin, à l'Ecole hôtelière de Lausanne. Soixante-quatre, soit un sur sept, de ces préqualifiés au Championnat suisse de dégustation iront en finale, vraisemblablement «jouée» au même endroit, cet automne. Tous les trois ans, la manifestation, qui en est à sa cinquième édition, est organisée avec le soutien du magazine spécialisé Vinum.
Si, en France, une telle compétition ne regroupe que des pros ou des clubs constitués, en Suisse, la démarche est individuelle. Et rien n'empêche un amateur de s'y distinguer, assure Pierre Lemaitre, organisateur. Il suffit, pour cela, de commander par poste un «set de dégustation» et d'approcher la bonne solution. Plus de 3000 cartons de petites bouteilles sont partis aux quatre coins du pays, en deux vagues, il y a quelques mois. Finalement, 1600 réponses sont parvenues à l'organisateur, qui a sélectionné pour les demi-finales les concurrents qui avaient obtenu douze points et plus sur vingt-quatre possibles. Ces 400 fins nez et bons palais se retrouvent à Lausanne, Lucerne, Berne et Zurich pour les demi-finales.
Une épreuve difficile
L'épreuve, cette année, a été particulièrement difficile: «Il fallait trouver le cépage, l'origine et le millésime de seize vins, sans autre indication. L'ouverture sur le monde était ainsi maximale et les possibilités de se tromper énormes», souligne un des participants, l'oenologue vaudois Alain Gruaz. «Pour les rouges, l'élevage en barriques et les assemblages compliquaient les choses. C'est une merveilleuse leçon d'humilité», ajoute le médecin dentiste neuchâtelois Louis Godet, un amateur averti. «Nous n'avions aucun point de repère, avec des vins de moyenne gamme», déplore de sont côté le vigneron-encaveur vaudois Marco Grognuz. Bref, les résultats, pas connus pour l'instant, puisqu'ils dépendent des soixante-quatre places à disposition, pourraient réserver des surprises!
La dégustation a la cote
Mais une chose est sûre: la dégustation «pointue» gagne toujours plus de consommateurs, notamment en Suisse romande. Pour preuve, le succès de l'Ecole du vin de Changins (près de Nyon), où tout un chacun peut s'inscrire. Pour le cycle de cours qui s'achève, sur cent trente-neuf participants, 64% étaient des amateurs, intéressés au premier chef aux cours d'initiation à la dégustation et à la connaissance des vins rouges et blancs. On retrouvera sûrement certains de ces novices au sixième championnat, pas avant 2003.

Paru dans dimanche.ch le 18 juin 2000.