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Posté le 27 février 2018 dans Tendance

Vins nature et bio tiennent salons

Vins nature et bio tiennent salons

Le printemps 2018 sera nature et bio ou ne sera pas! Le samedi 10 mars, une vingtaine de vignerons, à majorité français et italiens (quatre Suisses), tiendront le premier salon Vin Vivant, à Fribourg. Le samedi 7 avril, un Fribourgeois, Gérald Vallélian, néanmoins syndic de Saint-Saphorin (VD), accueillera au Domaine des Faverges ses confrères en bio de Lavaux, pour une journée de dégustation. Et le mois suivant, du 11 au 13 mai, la foire Bio-Agri au Domaine de Grange-Verney, à Moudon, hébergera le premier salon BioVino, organisé par Bio-Vaud.

De son côté, le champion des vins bios 2016, le Neuchâtelois Jean-Denis Perrochet, pousse à récolter jusqu’à fin mars les signatures d’une initiative populaire fédérale qu’il parraine, pour l’interdiction des pesticides en Suisse.

Un salon «vin nature» à Fribourg

Le «vin naturel» est dans l’air du temps ! Pour prolonger le débat, et sans entrer dans le distinguo «vin nature» VS «bio», samedi 10 mars, de 11 h à 17 h, aura lieu à Fri-Son, à Fribourg, le premier salon Vin Vivant, avec quatre Suisses, le régional de l’étape, le producteur de cidre fribourgeois Jacques Perritaz, Corentin Houillon, du Domaine de la Ville de Morges, et les Valaisans Marc Balzan (domaine de Cherouche) et Julien Guillon, une dizaine de Français, dont quatre Auvergnats, et trois Italiens, dont un vigneron de Pantelleria.

Le salon est organisé par more-than-wine.com, basé à Fribourg, qui commercialise des vins «sans intrant chimique, sans produit œnologique, ni collés, ni filtrés et pour  une très grande partie sans sulfites ajoutés», avec comme partenaires notamment Soufre pas ça sulfite (! — vente idem) à Bulle et Slow Food Suisse. A noter que sur Facebook et Instagram existe un groupe Vins Vivants de passionnés romands.

A Lavaux et…

En avril, BioLavaux, deuxième édition, est réservé aux sept producteurs de la région qui pratiquent la culture et la vinification en bio. En plus du Domaine des Faverges, sur les hauts de Saint-Saphorin, qui les reçoit le samedi 7 avril toute la journée, les Blaise Duboux, Pierre Fonjallaz, Domaine Picard, Domaine Wannaz, Domaine La Boillataz (Hammel) et Pierre-André Jaunin. L’idée d’une certification locale est dans l’air…

…à Moudon, avec un prix?

A Moudon (VD), tous les secteurs de l’agriculture bio se donnent rendez-vous du 11 au 13 mai, dans la foire Bio-Agri, avec une section vins, Bio-Vino. Dans le journal Agri, Frank Siffert, connu pour son combat pour les truffes de Bonvillars et leur marché, a levé le voile sur ce salon, qui réunirait 35 producteurs. Sur le site Internet www.biovino.ch, peu de choses encore… Sinon que le salon est réservé aux producteurs de Bio-Suisse, bio fédéral et Demeter (biodynamie). Il sera possible d’acheter du vin en direct (mais majoré de 20% par rapport au prix départ cave, selon un règlement figurant sur le site). Frank Siffert annonce aussi qu‘un concours de vins bio se déroulera à Froideville (VD) (où ont lieu d’ordinaire les Sélections vaudoises) le 24 mai, avec proclamation des prix le 13 juin au Bellevue Palace à Berne. Mais ce concours est un concurrent du concours que Bio Suisse organise, d’habitude en juin, avec le magazine Vinum

Une initiative pour interdire tout pesticide en Suisse

Précisément, champion suisse bio 2016 selon Vinum, le vigneron neuchâtelois Jean-Denis Perrochet, d’Auvernier (NE), communique qu’en novembre 2016, il a lancé avec un groupe de citoyens apolitiques une initiative populaire fédérale visant à interdire l’usage et l’importation des pesticides de synthèse. (Texte et détails  sur www.future3.ch) .«Nous devons recueillir 100’000 signatures valables pour que cet objectif passe en votation au niveau suisse. Aujourd’hui, nous en sommes à environ 80’000. Avec la validation des signatures, nous devons réunir encore 30’000 signatures valables jusqu’à fin mars prochain.»

Et donc, il lance un appel à signer ce texte… Mais, au fait, ça «goûte» quoi, un pesticide, comme disent les Québécois? Une expérience française prétend cerner «Le goût des pesticides dans le vin» (compte rendu d’un petit livre rouge paru chez Actes Sud fin janvier).

©thomasvino.ch