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Sortir des AOC actuelles, aussi long que pour le nucléaire?

La «branche» vitivinicole suisse, du côté de la famille de la production et de l’interprofession de la vigne et des vins suisses (IVVS), vient de répondre à la consultation sur le passage du vignoble suisse en AOP-IGP. C’est niet, pour l’instant, avec, cas échéant, une demande de surseoir au nouveau système durant… dix ans! Il faudra donc presque autant de temps pour sortir des AOC suisses actuelles, qui n’ont pas réussi à freiner la chute de la consommation des vins indigènes et de leur part de marché à 35% seulement de la consommation totale, et adopter un système plus performant, que pour sortir du nucléaire et faire progresser les énergies renouvelables!

Pour la première fois, le Concours mondial de Bruxelles (CMB), délocalisé chaque année, se tiendra en Suisse, à Aigle, du 1er au 6 mai prochains. On attend une forte participation des vignerons suisses, régulièrement en nombre et bien classés, comme l’an passé à Pékin. Le délai pour présenter les échantillons court jusqu’au 11 mars, pour autant que le nombre de 9500 échantillons n’ait pas été atteint avant... Le CMB publie aussi sa vision des tendances sur le marché mondial du vin.

Après Mundus Vini, dans le Palatinat allemand, déserté par les vins suisses (21 en lice, une seule médaille d’or pour un pinot noir schaffhousois..), un cornalin, rouge du Vieux-Pays, a triomphé aux 25èmes Vinalies internationales de Paris.

Comme ces dernières années, 2019 a débuté sur les chapeaux de roue: une tournée sur la rive gauche bordelaise et ses plus prestigieux GC 1855, avec une extension en Sauternes et dans les Graves, puis une tournée ce mois de janvier au Piémont! Découvrez mes coups de coeur 2016 à Bordeaux et mes notes de dégustations 2015 et 2016 sur les barolos, barbarescos & co!

Ce sont mes premiers marathons 2019… Les suivants seront le Concours Mondial de Bruxelles à Aigle en mai et je me suis préparé au suivant, dès la mi-juillet, la Fête des Vignerons de Vevey.  Quels rôles les vigneronnes tiennent-elles dans le vignoble? Des femmes en parlent à Vevey, le 6 mars. Les tenants des «vins vivants» ou «naturels» remettent ça durant une semaine, du 19 au 24 mars, de Genève à Zurich, en passant par Lausanne et Fribourg.

Le millésime 2018, jugé excellentissime en Suisse, n’est pas encore sorti des cuves et des caves — à l’exception du «beaujolais nouveau». Et des chasselas non-filtré de Neuchâtel,  et avant eux, les vins de la Ville de Lausanne, qui vend ses vins aux enchères «en primeur» le deuxième samedi de décembre depuis 216 ans! Et Provins affiche son optimisme malgré des comptes 2017 marqué par les problèmes climatiques et la petite récolte valaisanne.

J’étais allé faire un tour en Champagne: de petits vignerons jouent leur propre carte, originale, qui dictera le ton des grandes maisons, largement majoritaire avec leur BAS — le brut sans année.

Rappel: à la visite des salons, qu’ils nomment ProWein (à Düsseldorf), Vinitaly (à Vérone), Vinexpo (à Bordeaux) ou Expovina (à Zurich), je préfère les voyages dans le terrain: l’excellent site français Vitisphère explique pourquoi...

Et en 2018 j’ai visité:

la Chine, et le Ningxia, notamment, la région la plus prometteuse;

la Toscane, pour quelques uns des meilleurs crus de la région;

la Sardaigne, où le vermentino a réussi une percée spectaculaire parmi les blancs italiens;

le Chili, sur la trace de Suisses établis depuis plus d’un siècle au sud de Santiago;

la Moldavie, qui fut le dernier invité d’honneur du salon Arvinis en terre vaudoise (il émigre à Genève, en automne de cette année 2019).

Pierre Thomas, journaliste indépendant (d’esprit).