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Ascension: caves ouvertes en Valais!

Avril et mai sont les deux mois les plus riches en dégustations de toute l’année et dans toute la Suisse, dont le point d’orgue demeure les «caves ouvertes» auxquelles aucune région n’échappe. Après Genève, pionnier depuis 30 ans, c’est le Valais, pour une onzième édition, qui ouvre plus de 200 de ses caves ce jeudi de l’Ascension, vendredi et samedi. Plusieurs lieux sont des «spots», à Sion et à Saint-Pierre-de-Clages (Chamoson), notamment. 

Pour nous, c’est «cave ouverte» partout, toute l’année, et nous étions allé rendre visite à Jean-Michel Novelle à Satigny (GE). Le quinquagénaire genevois n’a rien perdu de sa verve et ses vins ont gagné en peps et en fraîcheur!

Ensuite, on passera à la saison des concours, internationaux (les résultats du Concours Mondial de Bruxelles viennent de tomber) et nationaux… Et les Vaudois ont déjà désigné leurs «Lauriers de Platine» rouges.

Aux caves ouvertes, on dégustera les premiers 2016, où la vendange 2016 a été suffisante dans les vignobles lémaniques alors que le résultat sur l’ensemble du pays, avec 105 millions de litres, relativise cette abondance.

Hélas, les gels tardifs de la semaine après Pâques, dans la nuit du 17 au 18 avril, puis du 19 au 20, ont réduit à néant les espoirs du millésime 2017 de plusieurs vignerons valaisans. Genève et le Vully ainsi que la Suisse alémanique ont été touchés — on parle de plus de 5’000 ha, soit le tiers du vignoble suisse touché peu ou prou.

En Valais 1’000 hectares ne devraient pas produire de raisin et plus du double seraient touchés, soit la moitié de la surface viticole valaisanne! On n’avait pas vu un tel gel «noir» (les bourgeons sont brûlés par le froid) depuis 1974. Seule «consolation», d’autres vignobles ont été touchés, de manière historique: l’Espagne (Rioja, Ribera Del Duero, Priorat), l’Italie (Piémont, Campanie) et la France (Bordeaux, l’Alsace, le Languedoc…). A Bordeaux, 2017 ne devrait représenter qu’une demi-récolte, grâce au Médoc, moins touché que la «rive droite» (Saint-Emilion, Pomerol, Fronsac).

La région de Neuchâtel, où s’est tenue l’assemblée de la Mémoire des vins suisses, sera à l’honneur avec le chef-lieu nommé Ville du Goût et le chef de cuisine Claude Frôté, promu parrain de la Semaine suisse du Goût 2017, du 14 au 24 septembre, qui coïncide avec celle des vins suisses. Qui sait que ce bourgeois de La Neuveville (BE) est aussi producteur de chardonnay et de pinot noir élevés à la bourguignonne?

On parle beaucoup des Bordeaux 2016, où certains châteaux ont fait mieux qu’en 2015… Le gel de 2017 pourrait rendre service aux années précédentes: lire notre dossier sur le millésime 2014, dégusté sur place et en bouteille, rive gauche, et l’avis de deux œnologues fameux, Michel Rolland et Stéphane Derenoncourt, sur le millésime 2016.

Lire aussi mon reportage au Japon, à la poursuite du cépage koshu, qui est à l’empire ce que le chasselas est à l’Helvétie. L’Asie, Chine en tête, paraît la planche de salut pour les producteurs de vins blancs, une couleur pourtant moins prisée que le rouge! Nous sommes aussi parti à la poursuite du «diam», le bouchon qui a conquis les vignerons suisses…

Je suis rentré de mon «Giro d’Italia» des nouveaux millésimes mis sur le marché, et qui varient d’une DOCG à l’autre. Voici les 112 vins que j’ai préférés sur quelque 500 dégustés.

Bonne lecture et merci de me suivre sur Facebook, Linkedin ou Tweeter!

Pierre Thomas, journaliste libre.