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Le bio cherche des clients volontaires

Combien de temps encore 40% de la population citadine suisse devra-t-elle se contenter de moins de 20% de vins bios à sa disposition? A supposer qu’il n’y ait pas 20% de stricts buveurs d’eau qui se sont exprimés, telle est l’équation à laquelle le/la consomma-cteur/trice sera confronté/e ces prochaines années, après le verdict de rejet des initiatives «contre les pesticides de synthèse» et «pour l’eau propre», cette mi-juin 2021. Des producteurs bios, il y en a suffisamment en Suisse romande, à commencer par Marie-Thérèse Chappaz, une des rares à s’être courageusement engagées pour l’initiative contre les pesticides, ou les pragmatique Frères Dutruy convertis au «bio fédéral» à La Côte, mais en production intégrée dans leur nouveau vignoble de Lavaux, qu’ils convertiront en bio d’ici 5 ans. Ou bien les essais des cépages résistants, même au Tessin, où le climat est compliqué pour le bio…mais la jeune génération, à l’image de Valentina Tamborini y croit! Du reste, le Tessin se met aux cépages blancs, souvent Piwi, et non seulement à l’artifice œnologique du «merlot bianco».

Les premiers concours de vin internationaux ont livré des palmarès étonnants pour les vins suisses: aucune syrah primée à la confrontation qui leur est dédiée, et 12 médailles d’or uniquement à des vins blancs valaisans aux Vinalies internationales!

Dans les tergiversations, le dernier épisode du feuilleton de l’AOC Champagne, qui devait faire son apparition uniquement pour le chasselas, dans la règlementation sur les vins vaudois, selon la volonté du Conseil d’Etat. La cour constitutionnelle vaudoise lui a donné tort, alertée par le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne). Et le Gouvernement a fait savoir le 21 mai qu’il porte l’affaire devant le Tribunal fédéral!

«Vaudoiserie» encore: si vous n’avez pas lu le papier sur l’opération «Escargot rouge»: la suite du feuilleton d’ici l’automne…

Vous pouvez déjà agender pour septembre la 21ème Semaine suisse du Goût, parrainée par le chef genevois Philippe Chevrier, puisque Genève sera la «ville du goût»… quatre «artisanes du vin» ont préparé une cuvée ad hoc. Et féministe: annoncée le jour des droits des femmes (8 mars) et prévue pour le jour du travail (1er mai).

Notre chronique «bonne bouche» (et première de l’année 2021) dans le magazine «encore», joint huit fois par an au «Matin-Dimanche» et à la «Sonntags Zeitung» était en plein dans l’actualité: le chasselas orange d’Anne-Claire Schott respecte pleinement le cahier des charges de la toute nouvelle Association suisse vin nature (ASVN). Et comme il est question de chasselas, (re)lisez mon article sur le chasselas 4.0 — une enquête complète est parue dans le dernier numéro de la Revue du Guillon. (Une version courte était aussi parue dans «encore»). Plus récentes parmi les 31 rubriques «bonne bouche»: le gamay Millésime 2018 des Frères Dutruy, à Founex (domaine de La Côte vaudoise auquel ils ont ajouté 3,5 ha à Epesses/Lavaux),L’Estival 2020 de Bouvet-Jabloir à Auvernier (NE), pour vous faire oublier la Provence et ses rosés…

L’éditrice et rédactrice en chef du Journal du Sommelier suisse, Yanna Delière, qui prépare un livre sur les vins suisses et est venue me trouver à domicile, pour un entretien à bâtons rompus… qui a fait un joli buzz sur les réseaux sociaux! A la fin 2020, le magazine Terre & Nature m’avait consacré un portrait signé Véronique Zbinden, qui collabore, comme moi, à Hôtellerie & Gastronomie Hebdo.

La Mémoire des vins suisses vient de refaire de fond en comble son site Internet, avec des vidéos. Le site est en allemand et en français et la vidéo sur le chasselas est bilingue! Une autre, bilingue, sur les spécialités rouges a été mise en ligne. J’ai aussi participé à la dégustation des 6èmes Swiss Wine Vintage Awards, soit une dégustation à trois, à Zurich, avec Hans Bättig et Martin Kilchmann, de vins suisses du millésime 2010: les notes de dégustation viennent d’être publiées en allemand sur ce site dédié.

Et continuez à boire des vins suisses: le millésime 2020 se confirme remarquable! J’ai pu m’en convaincre dans un tour de Suisse, pour la préparation d’un livre sur «111 vins suisses à ne pas manquer», à paraître cet automne. Et dont je tire, ici ou là, des reportages, comme sur le malbec, peut-être promis à un bel avenir, comme le merlot, qui vient de passer devant le gamay, au deuxième rang des cépages rouges suisses les plus importants, derrière l’omniprésent pinot noir.

Pierre Thomas

©thomasvino.chtrusted journalist